La France "préoccupée" après la présidentielle au Gabon

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 (Actualisé avec autres citations, contexte) 
    PARIS, 31 août (Reuters) - La France s'est déclarée mercredi 
"préoccupée" par les conditions de l'annonce des résultats de 
l'élection présidentielle au Gabon, qui donnent au président 
sortant Ali Bongo une victoire revendiquée par l'opposition. 
  
    "Les conditions de l'annonce des résultats de l'élection 
présidentielle au Gabon sont une source de préoccupation", a dit 
le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault, dans un 
communiqué. 
    "La France demande aux acteurs gabonais d'inscrire leur 
action dans le cadre de la loi et de récuser toute forme 
d'intimidation ou de confrontation", a-t-il ajouté.  
    Réitérant son "souci de transparence", la France juge par 
ailleurs nécessaire la publication des résultats de l'ensemble 
des bureaux de vote.  
    "C'est la crédibilité du scrutin, ainsi que la réputation 
internationale du Gabon qui sont en jeu", souligne Jean-Marc 
Ayrault. "Aux côtés de ses partenaires africains et 
internationaux, la France sera vigilante." 
    Selon les résultats définitifs de l'élection de samedi 
validés par la commission électorale cités par le ministre 
gabonais de l'Intérieur, Ali Bongo a été réélu avec 49,80% des 
voix, contre 48,23% à son principal adversaire Jean Ping. 
    Les représentants de l'opposition au sein de la commission 
électorale ont contesté ce résultat et l'un d'eux, Paul Marie 
Gondjout, représentant de Jean Ping, a dénoncé une élection 
"volée". 
    "La contestation des résultats doit se faire selon les voies 
juridictionnelles", a déclaré Jean-Marc Ayrault. "L'examen des 
recours devra être impartial et dédié à l'établissement 
incontestable de la sincérité du scrutin." 
    Mardi, avant l'annonce des résultats, le gouvernement 
gabonais avait dénoncé des "ingérences étrangères multiples", 
notamment de la Côte d'Ivoire et du Parti socialiste français, 
et avait appelé au respect de sa souveraineté.  
    Le PS avait estimé dimanche dans un communiqué qu'"une 
alternance serait signe de bonne santé démocratique et un 
exemple" après plus d'un demi-siècle de règne de la famille 
Bongo. 
 
 (Marine Pennetier, édité par Emmanuel Jarry) 
 
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