La France ne tolérera plus aucun camp de migrants, dit Hollande

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    PARIS, 29 octobre (Reuters) - La France ne tolérera plus de 
camp de migrants sur son territoire, a déclaré samedi François 
Hollande, confirmant l'intention du gouvernement de procéder à 
l'évacuation d'un nouveau campement à Paris dans le sillage de 
celle, toujours en cours, de la "jungle" de Calais.   
    Entamée lundi dernier, l'opération de démantèlement du 
campement de Calais, où vivaient plusieurs milliers de migrants 
dans des abris de fortune, devrait prendre fin ce lundi.  
    Au total, 5.000 personnes qui s'y trouvaient ont été 
répartis dans des centres d'accueil et d'orientation (CAO) 
disséminés sur le territoire.  
    "Nous ne pouvions plus tolérer les camps et nous n'en 
tolérerons pas", a dit le chef de l'Etat à presse à l'issue 
d'une visite du centre d'accueil et d'orientation (CAO) de 
Doué-la-Fontaine (Maine-et-Loire).  
    "Il y en a aussi à Paris et nous aurons à les évacuer", 
a-t-il ajouté, précisant que seuls quelques-uns de ces migrants 
venaient de Calais. Entre 2.000 et 2.500 migrants auraient 
rejoint le campement sauvage qui s'est formé ces derniers jours 
dans le nord-est de Paris, dans le quartier de Stalingrad. 
    Le camp "ne peut pas être une situation durable", a estimé 
François Hollande. "On ne peut pas laisser des personnes dans le 
dénuement, on ne peut pas laisser les riverains subir un certain 
nombre de désagréments." 
    "Ça, nous ne pouvons pas le tolérer et donc nous allons 
faire la même opération (ndlr, à Paris) que celle de Calais mais 
dans des conditions différentes, parce que ces personnes sont là 
depuis peu et nous allons les accueillir dans les centres 
d'accueil et d'orientation dès lors que ces personnes relèvent 
du droit d'asile", a-t-il ajouté.  
    Le démantèlement du campement de Calais, devenu un symbole 
de la crise migratoire, a suscité cette semaine des tensions 
entre Londres et Paris concernant le sort des migrants mineurs 
isolés qui vivaient dans la "jungle".  ID:nL8N1CY2KX  
    Londres a appelé Paris à les protéger, suscitant l'agacement 
des autorités françaises qui ont souligné avoir assumé leurs 
responsabilités "sans jamais se dérober" en "mettant à l'abri" 
1.451 mineurs depuis le 17 octobre.  
    "Il nous reste 1.500 mineurs isolés à Calais, ils seront 
très rapidement acheminés vers d'autres centres", a dit le chef 
de l'Etat. "Je me suis entretenu hier avec la Première ministre 
britannique; Bernard Cazeneuve l'a fait également avec son 
homologue la ministre de l'Intérieur du Royaume-Uni, pour que 
les Britanniques accompagnent les mineurs dans ces centres et 
puissent ensuite prendre leur part pour les accueillir au 
Royaume-Uni."  
 
 (Marine Pennetier avec Ingrid Melander, édité par Henri-Pierre 
André) 
 
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  • schalle6 il y a un mois

    Le destructeur de notre belle France ! Une honte ce type !