La France n'accueillera pas plus de 30.000 réfugiés-Valls

le
1

(Actualisé avec autres déclarations) PARIS, 24 septembre (Reuters) - La France n'accueillera pas plus de réfugiés arrivés dans d'autres pays de l'Union européenne que les 30.000 personnes qu'elle s'est engagée à prendre en charge sur deux ans dans ce cadre, a déclaré jeudi le Premier ministre Manuel Valls. "Ce ne sera pas plus", a-t-il dit sur France 2 dans l'émission Des paroles et des actes. "Nous ne pouvons pas en Europe accueillir tous ceux qui fuient la dictature en Syrie." L'urgence, a-t-il dit dans la foulée d'un accord européen sur la répartition de 160.000 réfugiés, est de créer des centres d'accueil dans les pays de première arrivée pour faire le tri entre les candidats légitimes à l'asile et les migrants économiques, et de défendre les frontières extérieures de l'UE. Le Premier ministre a estimé qu'il fallait faire preuve d'humanité mais maîtriser les flux migratoires parce que cela pose "des questions redoutables sur le marché du travail". "Ceux qui sont déboutés du droit d'asile doivent être reconduits à la frontière", a déclaré Manuel Valls en évoquant le risque que la France soit "débordée". Le nombre de personnes qui demandent l'asile en France est stable depuis l'arrivée de François Hollande au pouvoir en 2012, à environ 65.000 par an, a-t-il dit en reconnaissant qu'il n'était "pas certain" que ce chiffre n'augmente pas en 2015. Avec sa "démographie dynamique", la France, a-t-il ajouté, n'est pas dans la même situation que l'Allemagne, qui évoque un chiffre de 800.000 réfugiés à accueillir sur son sol. "L'Allemagne a fait des choix différents de (ceux faits par) la France", a-t-il déclaré en précisant que l'Hexagone accueillait chaque année quelque 200.000 personnes par le biais du regroupement familial, de l'arrivée d'étudiants ou de l'entrée sur le territoire de migrants économiques. (Yves Clarisse)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M940878 le jeudi 24 sept 2015 à 22:19

    dans n'importe quelle ville on se croirait en Afrique