La France n'a qu'un seul incroyable talent

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La France n'a qu'un seul incroyable talent
La France n'a qu'un seul incroyable talent

« J'ai deux amours, mon pays et Paris. » Joséphine Baker avait-elle un penchant pour le ballon rond ? On ne le saura jamais. Toujours est-il qu'elle a parfaitement résumé le sentiment qui ressort de la première moitié de campagne européenne des clubs français en Coupe d'Europe. Il y a le PSG? et les autres. Fidèle moteur des prestations françaises en Ligue des Champions, le club de la Capitale a enchaîné les performances de choix pour terminer à la première place de son groupe avec un bilan flatteur (quatre victoires, un nul et une défaite), tout juste terni par une dernière défaite (anecdotique) face au Benfica. Un quasi sans-faute qui a eu du mal à éclipser le zéro pointé de l'OM dans cette même compétition. Pour la première fois de l'histoire, un club français a enchaîné six défaites lors de la phase de groupes. Une honte pour certains, une évidence pour d'autres par rapport à l'adversité du groupe de l'OM. Si Arsenal, Naples et le Borussia Dortmund n'étaient pas des adversaires aisés, l'indigence du niveau de jeu déployé par le club phocéen et sa naïveté défensive ont marqué les esprits.

Un zéro pointé qui fait tache

Presque sans combattre, le club olympien a cédé. Des piètres performances qui auraient certainement eu moins de résonnance si cela avait touché Montpellier ou Lille. Mais là, il s'agit de l'OM, qui reste à ce jour un club hyper-médiatisé. Et son passé de seul club français vainqueur de la C1 pèse aujourd'hui sérieusement dans les critiques. Que faut-il en conclure ? Marseille n'avait pas le niveau dans ce groupe ? C'est une évidence. Qu'en serait-il advenu dans un autre groupe ? Certainement un peu mieux avec un poil d'optimisme. Ce qui inquiète, c'est que sur la saison passée, l'OM est la deuxième meilleure équipe française. Aujourd'hui, celle-ci ne parvient même pas à se montrer digne dans la plus prestigieuse des compétitions. Là où le PSG est en train de se construire une nouvelle identité, l'OM perd peu à peu la sienne. Le constat est cruel mais nécessaire pour que les clubs français, moins armés financièrement (même si l'OM est loin d'être le smicard de la L1), puissent apprendre de leurs échecs.

Un recrutement en question

Vincent Labrune évoquait un recrutement à moyen terme lors du Mercato d'été. Là-dessus au moins, il ne s'est pas trompé. Mais peut-on estimer que les arrivées de bons joueurs de Ligue 1 ou en devenir sont suffisantes pour briller en C1 ? Assurément non. Faute de moyens, le club olympien s'est cantonné à faire du championnat français son réseau de recrutement préférentiel. N'aurait-il pas fallu aller chercher quelques joueurs moins prometteurs mais plus expérimentés en Europe ? N'y aurait-il pas du ménage à faire à certains postes où des joueurs comme Jordan Ayew, Jérémy Morel ou encore Rod Fanni affichent leurs limites au grand jour ? Bref, le chantier est grand pour un OM qui doit presque tout rebâtir. Une saison sans Coupe d'Europe l'an prochain est même possible au regard des performances actuelles et du classement en L1.

Bordeaux à côté de la plaque, Lyon à sa place

Mais le bilan n'est pas tout blanc ou tout noir? Il y a aussi de quoi dire sur les performances de Bordeaux et Lyon en Ligue Europa. Ne parlons pas de Saint-Etienne ou Nice, piteusement éliminés lors des tours préliminaires. Revenons plutôt sur l'OL, bonne surprise du groupe I avec trois victoires et trois nuls. Certes, le club dirigé par Jean-Michel Aulas avait le statut de favori en tant que club reversé du tour préliminaire de la Ligue des Champions. Mais il faut bien admettre que l'on n'imaginait pas forcément cet OL, en difficulté en Ligue 1, terminer premier de son groupe. Le Bétis Séville, Vitoria Guimarães et Rijeka n'étaient certes pas des foudres de guerre mais toujours est-il qu'il fallait gagner la batailler. Les hommes de Rémi Garde l'ont fait sans perdre un match. Et rien que pour l'indice UEFA, on peut remercier les Gones qui seront protégés lors du tirage au sort des 16emes de finale. En revanche, Bordeaux a beaucoup déçu en terminant dernier d'un groupe abordable sur le papier (Eintracht Francfort, Maccabi Tel-Aviv et Apoel Nicosie). Avec une seule victoire et cinq défaites, les Girondins ont affiché leurs limites. Mais entre temps, le club au scapulaire s'est refait une santé en Ligue 1. Pour autant, les clubs français doivent-ils lâcher la Coupe d'Europe pour rester dans les clous au niveau hexagonal ? C'est une question qui mérite réflexion. En attendant, plus les saisons passent et moins les téléspectateurs français voient de clubs français à la télévision passé l'automne? Cela ne devrait pas aller en s'arrangeant.

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  • dream42 le vendredi 13 déc 2013 à 16:38

    Un talent qui n'arrivera jamais en final.....comme l'OL depuis des années.