La France n'a pas changé de ligne sur le Brexit-source

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    * La France et l'Allemagne disent que la porte reste ouverte 
    * Ces déclarations ne doivent pas être 
"surinterprétées"-source 
 
    PARIS, 14 juin (Reuters) - La France et l'Allemagne n'ont 
pas changé de position sur le Brexit, a-t-on indiqué mercredi de 
source française, après que des responsables des deux pays 
eurent suggéré que la porte restait ouverte à un éventuel retour 
des Britanniques dans l'UE. 
    La Première ministre britannique conservatrice Theresa May 
est appelée de toutes part à assouplir sa position sur le 
Brexit, six jours après des élections législatives anticipées 
qui l'ont privée de sa majorité absolue, ce qui a relancé les 
spéculations sur le déroulement des négociations.   
    Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a 
déclaré à l'agence Bloomberg dans un entretien publié mardi que 
le Royaume-Uni pourrait être accueilli à nouveau dans l'Union 
dans le cas, "pas très probable" selon lui, où les Britanniques 
décideraient qu'ils ne veulent plus quitter le bloc. 
    "Le gouvernement britannique a dit : nous nous en tiendrons 
au Brexit. Nous respectons cette décision. Mais s'ils (les 
Britanniques) voulaient changer de décision, ils trouveraient 
naturellement la porte ouverte", a déclaré Wolfgang Schäuble. 
    Interrogé sur ces propos, le président français Emmanuel 
Macron a indiqué mardi, lors d'une conférence de presse commune 
avec la Première ministre britannique Theresa May à l'Elysée, 
que la porte était "évidemment toujours ouverte" tant que la 
négociation du Brexit n'était pas "achevée". 
    "Du point de vue des pays membres de l'Union européenne, 
tant que la décision de cette sortie n'est pas achevée, il y a 
toujours la possibilité de la rouvrir", a notamment déclaré 
Emmanuel Macron.   
    La presse britannique s'est emparée mercredi de ces 
déclarations. Pour The Guardian, quotidien pro-européen, il 
s'agit d'un encouragement pour les opposants à un "Brexit dur". 
    Mais il ne s'agit pas d'un changement de ligne et cette 
expression "ne doit pas être surinterprétée", indique-t-on jeudi 
de source française, en soulignant que le président s'est 
contenté de répondre à la question d'un journaliste et qu'il a 
également clairement rappelé que le Royaume-Uni avait déjà pris 
un décision souveraine lors du référendum de juin 2016. 
         
    LE BREXIT, VITE 
    Emmanuel Macron a clairement voulu dire mardi que les 
négociations sur le Brexit, qui doivent officiellement s'ouvrir 
le 19 juin, devaient commencer le plus vite possible et qu'elles 
devaient être menées par la Commission européenne pour le compte 
de l'UE, insiste-t-on dans l'entourage du chef de l'Etat. 
    Emmanuel Macron a de fait déclaré mardi : "le souhait de la 
France est que les négociations (sur le Brexit) commencent le 
plus rapidement possible".  
    Mercredi dernier, à la veille des élections anticipées au 
Royaume-Uni, la chancelière allemande Angela Merkel avait 
déclaré : "La décision de quitter l'UE a été prise et nous 
travaillons sur la base de ce que Theresa May nous a écrit. Je 
pense que les négociations doivent commencer peu après les 
élections". 
    Fin avril, elle avait fermement conseillé aux Britanniques 
de ne pas croire qu'ils pourraient négocier un accord sur leur 
future relation avec l'Union européenne sans avoir conclu au 
préalable un accord de sortie du bloc.   
    Quant à l'ancien président François Hollande, dans un 
entretien téléphonique avec Theresa May à la mi-janvier, il 
avait déclaré qu'il souhaitait que les négociations entre le 
Royaume-Uni et l'Union européenne commencent "le plus rapidement 
possible" après la notification par Londres de sa sortie de 
l'UE, ce qui a été fait fin mars.   
 
 (Michel Rose, avec rédaction France et Danielle Rouquié, édité 
par Yves Clarisse) 
 
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