La France fait ce qu'elle a à faire sur le budget, dit Hollande

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* Hollande entend expliquer mais pas faire des concessions * Matteo Renzi croit un accord possible entre Rome et Bruxelles * Avis de la Commission le 29 octobre (Actualisé avec autres éléments) par Jean-Baptiste Vey BRUXELLES, 24 octobre (Reuters) - La France fait les réformes nécessaires pour réduire son déficit public mais entend user de toutes les flexibilités prévues par les traités européens pour doper la croissance économique, a déclaré vendredi François Hollande en guise de réponse aux demandes d'explications de la Commission europénne. Le président français a ajouté à l'issue d'une réunion des dirigeants de la zone euro à Bruxelles que Paris répondrait d'ici la fin de semaine aux interrogations de l'exécutif européen sur son projet de budget pour 2015. "Nous considérons que nous avons fait ce que nous avions à faire, poursuivre la réduction du déficit structurel, faire 21 milliards d'économies, mener des réformes structurelles tout à fait significatives, muscler davantage notre économie avec le pacte de responsabilité", a-t-il dit à la presse. Le chef de l'Etat a insisté sur les réformes prévues par la loi qui sera présentée par le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, et a annoncé des actualisations des prévisions budgétaires dans un sens favorable. Il sera ainsi regardé avec la Commission "quelles sont les recettes qui peuvent être évaluées dans un sens plus favorable", a-t-il dit, et "quelles sont les dépenses qui finalement n'auront pas lieu puisque les prix des matières premières sont moins élevés, le prix du pétrole est plus bas, les taux d'intérêt sont historiquement les plus faibles". Il a par ailleurs cité le milliard d'euros que la France n'aura pas à payer au budget européen en vertu des nouveaux calculs des contribution des Etats membres. "Ça peut rentrer en ligne de compte", a-t-il dit. AVIS LE 29 OCTOBRE Comme quatre autres pays, dont l'Italie et l'Autriche, la France a reçu une demande d'explication de la Commission européenne sur son budget 2015. Dans ce courrier publié vendredi par le site Mediapart, elle demande à la France d'expliquer pourquoi elle ne tiendra pas ses engagements budgétaires pour l'an prochain et comment elle compte respecter ses obligations au regard des traités. La Commission devrait s'exprimer le 29 octobre si elle constate encore que la France ne tient pas ses engagements. Dans le cas contraire, elle donnera son appréciation à la mi-novembre. Au lieu de réduire son déficit public à 3% du PIB l'an prochain comme elle s'était engagée à le faire, la France prévoit désormais qu'il atteindra 4,3% et que son déficit structurel sera réduit de 0,2 point au lieu de 0,8. "La France veut préserver toutes les conditions pour la croissance, respecter les traités, et les respecter avec le maximum de flexibilités qui sont permises par ces traités", a déclaré François Hollande. "Les explications et détails que nous fournirons permettront de faire comprendre à la Commission que nous respectons les traités en préservant, parce que c'est ça l'essentiel, la croissance et l'emploi." Le Premier ministre italien, Matteo Renzi, s'est lui dit confiant dans la capacité de trouver un accord entre son pays et la Commission. "Je ne crois pas qu'il y ait de souci particulier ou de problème", a-t-il dit. "Dans les prochaines heures, les choses qui doivent être résolues le seront." (avec Francesco Guarascio à Bruxelles, Ingrid Melander et Grégory Blachier à Paris, édité par Yves Clarisse)

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