La France évoque des sanctions contre la RDC

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    PARIS, 4 octobre (Reuters) - La France a appelé mardi 
l'Union européenne à "utiliser tous les moyens", y compris des 
sanctions, pour empêcher une dégradation de la situation 
politique en République démocratique du Congo. 
    A la suite de la violente répression des manifestations de 
l'opposition en septembre, le chef de la diplomatie française, 
Jean-Marc Ayrault, a exhorté lundi soir le président Joseph 
Kabila, au pouvoir depuis 2001, à respecter la Constitution et à 
ne pas se représenter à la présidentielle. Il a évoqué la 
possibilité de sanctions. 
    "Il est nécessaire d'agir pour empêcher une dégradation de 
la situation en République démocratique du Congo", a déclaré 
mardi lors d'un point de presse le porte-parole du ministère 
français des Affaires étrangères. 
    "La France souhaite que l'Union européenne utilise tous les 
moyens à sa disposition, y compris, si nécessaire et en fonction 
de l'évolution de la situation, le recours à des mesures de 
sanctions", a souligné Romain Nadal. 
    Des sanctions "contre ceux qui se seraient rendus coupables 
de graves violations des droits de l'Homme ou qui feraient 
obstacle à une sortie de crise consensuelle, pacifique et 
respectueuse de l'aspiration du peuple congolais à élire ses 
représentants." 
    Le président de la RDC, élu en 2006 puis réélu en 2011, 
achève son deuxième et dernier mandat en décembre. L'opposition 
l'accuse de manoeuvrer pour rester au pouvoir au-delà de cette 
échéance. 
    La Commission électorale de RDC (Ceni) a récemment estimé 
que les élections présidentielle, législatives et provinciales 
ne pourraient se tenir qu'en décembre 2018. 
 
 (John Irish, version française Sophie Louet) 
 
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