La France épargne, la France a peur

le
0

(lerevenu.com) - Le taux d'épargne a bondi au premier semestre en France pour atteindre respectivement 15,9 % du revenu, pour l'épargne globale incluant l'investissement logement, et 8,5 % pour l'épargne financière, qui retrouve ses sommets du début des années 2000. 

Difficile d'imaginer que les Français soient attirés par la rémunération brute ou nette de l'épargne, ni que la période soit propice à une reconstitution des bas de laine !

Les Français épargneraient par peur du chômage, peut-être, mais aussi par crainte d'une augmentation future des impôts rendue inéluctable par la dérive des finances publiques. On parle d'ultra-rationalité des ménages ou d'équivalence ricardienne.  

Pour autant, le mal français n'est pas une affaire d'humeur comme les politiques le croient souvent, ou cherchent à le faire croire, mais

un problème bien réel de compétitivité. Dernière du classement sur la croissance depuis un an, la France l'est aussi à l'export depuis trois ans.   

Le CAC 40, qui n'est pas la France, n'en souffre pas, aussi longtemps que les emprunts d'Etat restent immunisés et continuent de vivre à l'heure européenne. 

Le titre de la chronique est inspiré de l'édito de Pierre-Antoine Delhommais « La France a peur, la France épargne » paru dans le Monde du 10-11 janvier 2010.  

L'ultra-rationalité des ménages français, ou les limites de l'efficacité de la dépense publique financée par l'emprunt   Dans le

Lire la suite sur le revenu.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant