La France entame une timide autocritique sur la Tunisie

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Sévèrement critiqué pour avoir mollement et tardivement soutenu la Révolution du jasmin, le gouvernement a reconnu lundi avoir sous-estimé la colère des Tunisiens.

Un sentiment de révolte «sous-estimé». Alors qu'il y a encore quelques jours, l'exécutif se refusait à prendre partie pour le peuple tunisien, il change aujourd'hui son fusil d'épaule et entame son autocritique sur le soutien qu'il a apporté jusqu'à la dernière minute au régime de l'ancien président Ben Ali, notamment pour des raisons politiques et économiques.

La semaine dernière, la ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, s'était attirée les foudres de l'opposition en parlant de «mouvements sociaux» et en proposant l'aide de la France aux forces de l'ordre qui les réprimaient. Une position qui avait notamment incité le socialiste Pierre Moscovici et l'écologiste Cécile Duflot à réclamer sa démission.

Lundi soir, la ministre est revenue sur ces déclarations, arguant avoir été mal comprise. «Je comprends que mes propos ont été déformés, ce n'était certainement pas mon état d'esprit», a-t-elle expliqué sur France 2. «J'ai dit qu

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