La France enquête sur la concurrence dans l'intérim

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ZURICH/AMSTERDAM (Reuters) - L'Autorité de la concurrence française a ouvert une enquête sur plusieurs sociétés de travail intérimaire, parmi lesquelles figurent le groupe suisse Adecco et le néerlandais Randstad, ont annoncé ces derniers jeudi.

Adecco, le numéro un mondial du secteur, a déclaré dans un bref communiqué être visé, comme plusieurs de ses concurrents, par l'enquête sur des soupçons de violation des règles françaises en matière de concurrence.

Il assure coopérer pleinement aux investigations.

Un porte-parole du groupe a déclaré qu'Adecco ne s'attendait pas à ce que l'enquête ait un impact important sur ses résultats.

Randstad, numéro deux du secteur, a lui aussi dit coopérer et s'est dit confiant dans l'issue de l'enquête.

Un porte-parole a expliqué supposer que les investigations portaient sur des échanges d'information non autorisés, ajoutant que des enquêteurs s'étaient rendus mercredi dans les locaux de Randstad à Paris et y avaient saisi des documents.

L'Autorité de la concurrence s'est refusée à tout commentaire.

Marc Zwartsenburg, analyste d'ING, a estimé les amendes encourues par Adecco et Randstad à 29 millions d'euros et 17,7 millions respectivement, des montants calculés sur la base des amendes payées en 2010 au titre d'une enquête menée en 2003-2004.

Il a ajouté que de tels montants représenteraient un impact de 3% à 4% sur les résultats des deux groupes mais que cet impact pourrait être bien plus limité si la procédure se prolongeait, comme dans le cas précédent.

L'action Adecco gagnait près de 0,9% à 10h00 sur le marché suisse tandis qu'à Amsterdam, le titre Randstad était pratiquement inchangé.

Emma Thomasson, avec Gilbert Kreijger à Amsterdam et Christian Plumb à Paris; Wilfrid Exbrayat et Marc Angrand pour le service français

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