La France doit respecter ses engagements sur le déficit-Villeroy

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    PARIS, 29 septembre (Reuters) - La France doit ramener son 
déficit public sous le seuil de 3% du produit intérieur brut 
(PIB) comme elle l'a promis à ses partenaires européens faute de 
quoi sa crédibilité sera remise en cause, déclare le gouverneur 
de la Banque de France dans un entretien paru dans Le Monde daté 
de vendredi.  
    Les propos de François Villeroy de Galhau sont publiés au 
lendemain de la présentation du projet de loi de finances 2017, 
qui réaffirme l'objectif du gouvernement d'un déficit public à 
2,7% du PIB à la fin de l'année prochaine malgré les doutes du 
Haut conseil des finances publiques (HCFP). 
       
    "La France doit descendre sous les 3% de déficit public, 
comme elle s'y est engagée", déclare François Villeroy de 
Galhau. 
    Pour le gouverneur de la banque centrale française, qui 
siège au conseil des gouverneurs de la Banque centrale 
européenne (BCE), "c'est une condition de notre crédibilité en 
Europe" et cela relève également de l'intérêt national 
collectif, afin de stabiliser la dette publique.  
    Tout en rappelant que "ce n'est pas le rôle de la Banque de 
France de distribuer les bons et les mauvais points politiques", 
François Villeroy de Galhau note que cela "vaut pour le 
gouvernement actuel comme pour les gouvernements futurs, quels 
qu'ils soient".   
    Plusieurs candidats à la primaire de la droite, dont 
François Fillon et Nicolas Sarkozy, ont annoncé leur intention 
de s'affranchir de l'engagement de ramener le déficit sous la 
limite européenne de 3% du PIB fin 2017.  
    Alors que le dernier budget du quinquennat de François 
Hollande officialise la baisse d'un milliard d'euros de l'impôt 
sur le revenu annoncée au début du mois, François Villeroy de 
Galhau insiste également sur les efforts nécessaires sur les 
dépenses. 
    "Les baisses d'impôts sont une volonté compréhensible ; mais 
elles doivent être financées par des baisses de dépenses, 
simultanées", dit-il.  
    Pour boucler son budget, le gouvernement a notamment choisi 
de mettre en oeuvre une partie de la dernière tranche du "pacte 
de responsabilité" sous la forme d'une montée en charge du 
crédit d'impôt compétitivité-emploi (CICE). Le montant 
correspondant, d'environ cinq milliards d'euros, ne pèsera donc 
sur les comptes de l'Etat qu'en 2018.   
    Une bonne partie de la compensation des dépenses 
supplémentaires liées aux mesures annoncées par l'exécutif 
depuis le début de l'année repose par ailleurs sur les économies 
réalisées sur la charge de la dette en raison des taux bas ou 
sur les recettes issues de la lutte contre la fraude fiscale.    
  
 
 (Myriam Rivet, édité par Yves Clarisse) 
 
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