La France doit respecter ses engagements de déficit-Dombrovskis

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    PARIS, 14 octobre (Reuters) - La France doit tenir son 
engagement de ramener son déficit public sous 3% du PIB en 2017, 
a déclaré le vice-président de la commission européenne Valdis 
Dombrovskis, en excluant de revenir sur cette règle. 
    "La France nous a donné des assurances, elle doit les 
respecter et ramener son déficit dans les clous en 2017", dit-il 
dans une interview publiée vendredi par Le Figaro. 
    "C'est un débat qui est à éviter", ajoute-t-il, en réaction 
aux déclarations de plusieurs prétendants à la primaire de la 
droite pour la présidentielle, qui ont laissé entendre qu'ils 
pourraient laisser les déficits se creuser dans un premier temps 
en cas de victoire en 2017.   
    Le gouvernement a confirmé pour sa part, lors de la récente 
présentation du projet de loi de Finances 2017, sa volonté de 
ramener l'an prochain le déficit public à 2,7% du PIB (contre 
3,3% attendu cette année).  
    Mais il a alimenté les doutes en fondant cet objectif sur un 
scénario de croissance jugé trop optimiste par les économistes 
  et le Haut conseil des finances publiques 
 . 
    Avant même de prendre connaissance du projet de budget 
français pour 2017, "notre première estimation est que le 
déficit sera autour de 3% l'an prochain", dit Valdis 
Dombrovskis, qui rencontre vendredi à Paris le ministre français 
de l'Economie et des Finances Michel Sapin. 
    "La marge de manoeuvre est très étroite et dépend, en 
particulier, de l'accomplissement des prévisions de croissance", 
ajoute-t-il en soulignant que "rétablir les comptes est un 
impératif de stabilité financière, quel que soit le cycle 
électoral". 
     A l'heure où certains appellent Bruxelles à relâcher sa 
pression sur les Etats pour permettre une consolidation de la 
reprise économique, le vice-président de la Commission indique 
qu'elle "n'envisage pas de revernir sur la règle des 3%, ni sur 
le plafond de la dette publique à 60%, ni sur la surveillance 
préventive des budgets nationaux, ni sur le volet punitif". 
    "Nous travaillons à simplifier les règles, à les rendre plus 
lisibles (...) mais il n'est pas question de changer 
radicalement la donne." 
 
 (Yann Le Guernigou, édité par Tangi Salaün) 
 
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