La France doit renforcer la prévention en santé, selon l'OCDE

le
0
    PARIS, 22 novembre (Reuters) - La prévention reste un 
maillon faible dans un système de santé français dont la qualité 
est pourtant reconnue, estime l'OCDE en  citant notamment le 
tabagisme et la consommation d'alcool, mais aussi la couverture 
vaccinale.  
    Dans l'édition 2016 de son "Panorama de la santé en Europe", 
rédigée conjointement avec la Commission européenne, 
l'Organisation de coopération et de développement économiques 
appelle la France à "renforcer ses efforts pour réduire les 
facteurs de risque pour la santé, notamment l'inactivité 
physique, la consommation nocive d'alcool et le tabagisme". 
    Si le tabagisme et la consommation d'alcool s'inscrivent 
dans une tendance baissière, la fréquence de ces deux facteurs 
de risque en France est supérieure à la moyenne européenne. 
    En 2014, 22,4% des Français déclaraient fumer 
quotidiennement, contre une moyenne européenne de 21%. Et la 
proportion de jeunes fumeurs est qualifiée d'"alarmante" par 
l'OCDE, selon laquelle près d'un adolescent sur cinq déclare 
fumer au moins une fois par semaine, alors que la moyenne 
européenne s'établit à un adolescent sur sept. 
    Les Français boivent également davantage que leurs voisins, 
avec une consommation annuelle moyenne d'alcool de 11,5 litres 
par habitant, soit 1,5 litre de plus que la moyenne européenne. 
    Autre domaine dans lequel la France doit améliorer la 
prévention: la promotion de la pratique d'une activité physique. 
Car même si les taux de surpoids et d'obésité chez les enfants 
et les adultes restent relativement faibles en France, ils sont 
en augmentation. 
    L'OCDE souligne par ailleurs que la France est à la traîne 
en matière de couverture vaccinale des enfants contre la 
rougeole et des seniors contre la grippe.    
    Tous ces efforts doivent notamment passer par le levier 
financier, l'OCDE relevant qu'en 2014, seulement 2% des dépenses 
courantes de santé étaient consacrées à la prévention, contre 3% 
en moyenne dans les pays de l'Union européenne.  
    La France s'inscrit en revanche nettement au-dessus de la 
moyenne européenne pour l'espérance de vie à la naissance, qui 
atteignait 82,8 ans en 2014 (contre 80,9 ans en Europe). Elle 
occupe la troisième position d'un podium dominé par l'Espagne et 
complété par l'Italie.         
 
 (Myriam Rivet, édité par Yves Clarisse) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant