La France doit mettre en oeuvre les réformes promises, dit Rehn

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OLLI REHN INVITE LA FRANCE À METTRE EN OEUVRE LES RÉFORMES PROMISES
OLLI REHN INVITE LA FRANCE À METTRE EN OEUVRE LES RÉFORMES PROMISES

par Jan Strupczewski et Luke Baker

BRUXELLES (Reuters) - La France doit mettre en oeuvre des réformes économiques pour respecter sa part du marché passé avec la Commission européenne suivant lequel plus de temps lui était accordé pour réduire son déficit budgétaire en échange desdites réformes, a déclaré lundi le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn.

La Commission européenne a accordé en mai à la France deux années de plus pour ramener son déficit dans la limite autorisée de 3% du PIB, choisissant de ne pas sanctionner le pays pour n'avoir pas respecté le délai original de 2013.

La décision reposait sur le raisonnement voulant que moins d'austérité budgétaire aiderait à soutenir la modeste reprise économique de la France, laquelle entre-temps adopterait des réformes des retraites et du marché du travail censées lui redonner un dynamisme économique perdu.

La France doit également simplifier son système fiscal pour aider ses entreprises et assurer la pérennité de son régime des retraites au moins jusqu'en 2020.

L'Espagne, la Belgique et les Pays-Bas ont également bénéficié de nouveaux délais l'an passé.

"Cela a été fait à la condition que ces pays entreprennent de sérieuses réformes économiques", a dit Olli Rehn à Reuters, lors du Sommet Reuters de la zone euro. "Nous observons qu'une moitié est mise en oeuvre, à savoir la prolongation du délai pour la correction du déficit excessif, alors même que beaucoup d'Etats membres comme la France et l'Italie ont largement la possibilité d'accélérer les réformes structurelles".

Prié de dire si la France ne respectait pas sa part du marché, Olli Rehn a répondu: "Si le président François Hollande et le gouvernement français entreprennent maintenant d'intensifier les réformes économiques conformément à ce que le président Hollande a indiqué, alors la France respectera son propre engagement dans l'accord implicite".

Il se peut qu'à l'avenir la Commission européenne accorde plus de temps pour réduire les déficits pour autant que les pays concernés se réforment en actes et non plus en paroles, a encore dit Olli Rehn.

"On peut renverser la charge de la preuve: nous pouvons accorder une prolongation pour la correction du déficit excessif une fois que nous observons dans les faits qu'un pays a mis en oeuvre des réformes économiques réelles et sérieuses, qui rehaussent la compétitivité, le potentiel de croissance et la pérennité des finances publiques".

Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Marc Joanny

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  • M4630859 le lundi 10 fév 2014 à 17:09

    "nous pouvons accorder une prolongation" , on a déjà donné 2 ans a hollande, on va pas lui en redonner 2 quand même.

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