La France doit fermer dix réacteurs nucléaires, selon Greenpeace

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GREENPEACE ESTIME QUE DIX RÉACTEURS NUCLÉAIRES DOIVENT ÊTRE FERMÉS D'ICI 2017
GREENPEACE ESTIME QUE DIX RÉACTEURS NUCLÉAIRES DOIVENT ÊTRE FERMÉS D'ICI 2017

PARIS (Reuters) - La France devrait fermer dix réacteurs d'ici 2017 si elle veut atteindre, comme l'a promis François Hollande, l'objectif de réduire de 75% à 50% la part du nucléaire dans la production d'électricité, selon une étude publiée vendredi par Greenpeace.

Cette promesse de campagne du président socialiste soulève de nombreuses interrogations, François Hollande ne prévoyant de fermer que la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), parallèlement à la mise en service d'un EPR à Flamanville (Manche).

"Notre analyse c'est qu'il faut fermer dix réacteurs sinon on n'y arrivera pas", explique Cyrille Cormier, chargé de mission climat et énergie à Greenpeace et responsable de cette étude qui traite de la transition énergétique dans son ensemble.

Greenpeace se fonde sur une baisse de la consommation d'environ 6% d'ici 2017, et de 12% d'ici 2035, et un doublement de la production des énergies renouvelables à environ 25%.

Dans un scénario de transition énergétique, les investissements dans la production d'électricité atteignent 286 milliards d'euros d'ici 2035, contre 372 milliards si la consommation continue d'augmenter et si le nucléaire reste prépondérant en France, dit l'ONG.

"Les investissements de renouvellement du parc sont gigantesques et sont sur des durées très grandes car il y a au moins huit à dix ans de construction pour un EPR", insiste Cyrille Cormier.

"Dans un scénario de transition énergétique, on se libère donc d'une mobilisation de capital de 90 milliards d'euros que l'on peut réutiliser dans d'autres aspects", ajoute-t-il, citant la rénovation thermique des logements et les transports.

La France compte 58 réacteurs en activité et un réacteur EPR en construction à Flamanville, qui doit être mis en service en 2016. François Hollande a promis de fermer la même année la centrale de Fessenheim, la plus vieille du parc français, en raison notamment de sa situation en zone sismique et inondable.

Le gouvernement a engagé un débat sur la transition énergétique qui doit notamment déterminer comment la France compte atteindre cet objectif de 50%, en jouant sur l'essor des renouvelables et sur la sobriété énergétique.

EDF s'est prononcé à plusieurs reprises pour une prolongation jusqu'à 60 ans de la durée de vie de ses centrales, pensées à l'origine pour produire pendant 30 ans.

D'ici 2025, 37 réacteurs français auront atteint 40 années de fonctionnement, âge limite pour lequel l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) accepte jusqu'ici le principe d'un prolongement de l'activité. L'autorisation d'exploitation entre 30 et 40 ans est cependant délivrée au cas par cas.

Le gendarme français du nucléaire a récemment déclaré qu'il prendrait position en 2015 sur le principe d'une prolongation de la durée de vie au-delà de 40 ans. ()

Marion Douet, édité par Gérard Bon et Gilles Trequesser

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  • jfvl le vendredi 8 fév 2013 à 19:45

    Et si on fermait Greenpeace !

  • jbellet le vendredi 8 fév 2013 à 19:30

    qui subventionne Greenpeace, d'ou viennent les fonds?

  • LeRaleur le vendredi 8 fév 2013 à 18:46

    Greenpeace, va te faire voir, et je suis poli. Occupe-toi de tes affaires. Encore un vendu aux producteurs de pétrole et khmers verts.