La France doit avancer sur les déficits et les réformes-Lagarde

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(actualisé avec déclarations supplémentaires) PARIS, 8 septembre (Reuters) - La France doit garder le cap de la réduction des déficits et mettre en oeuvre "réellement, rapidement et complètement" les réformes structurelles annoncées, a déclaré Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI). Dans une interview publiée lundi par Les Echos, elle estime en outre qu'il n'y a "aucune austérité excessive" dans la zone euro dans la mesure où beaucoup a déjà été fait pour consolider les finances publiques. "Cette année, la consolidation budgétaire dans la zone euro se limite à 0,3% du PIB", dit-elle, ajoutant : "Le rythme de réduction de déficit budgétaire nous paraît approprié dans chaque pays." "Il faut garder le cap de la réduction des dépenses publiques", déclare Christine Lagarde à l'adresse de la France, qui a déjà revu en baisse ses objectifs de déficit pour 2014 après un premier semestre de croissance nulle. ID:nL6N0QK0NC Alors que le gouvernement vient d'annoncer en outre qu'il ne tiendrait pas son objectif de 21 milliards d'euros d'économies l'an prochain du fait de la faible inflation IDnL5N0R349C , elle estime que cette dernière "ne peut pas être utilisée comme un paravent pour reporter les efforts nécessaires". "La conjoncture ne doit pas non plus justifier de nouvelles hausses d'impôts", poursuit la directrice générale du FMI, qui juge encore que le chemin de la consolidation budgétaire en France "n'est pas redoutablement ardu." "Si la réduction de la dépense publique est compensée en grande partie par des allégements fiscaux, comme la France l'envisage, l'effet sur la demande reste contenu." Dans ce contexte, elle dit ne pas être inquiète d'un nouveau report de l'objectif d'un déficit public à 3% du PIB prévu pour 2015 "si les réformes structurelles qui génèrent de la croissance sont réellement, rapidement et complètement mises en oeuvre". Christine Lagarde déclare une nouvelle fois que l'Allemagne dispose de marges de manoeuvres budgétaires pour soutenir la reprise en Europe et qu'elle pourrait faire plus que les 0,2% de PIB qu'elle entend consacrer ces quatre prochaines années pour l'entretien de ses infrastructures. "Nous pensons qu'elle pourrait y consacrer 0,5 point de PIB", indique-t-elle. S'agissant de la banque centrale européenne, elle salue une nouvelle fois la baisse de taux annoncée la semaine passée et "le fait qu'elle soit prête à recourir à des mesures non conventionnelles supplémentaires, si cela devenait nécessaire" en cas de faible inflation prolongée. "Nous alertons depuis des mois sur le risque d'une inflation excessivement basse", rappelle-t-elle. (Yann Le Guernigou, édité par Grégory Blachier)

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  • jbellet le lundi 8 sept 2014 à 09:46

    ont ils commencer les reformes de fond et a réduire les budgets? car pour moi les reformes sont des reformettes quant a la réduction des déficits cela n'a pas encore commencé

  • M7361806 le lundi 8 sept 2014 à 09:01

    BAYLET dans la majorité c'est la réforme territoriale aux oubliettes assurée !

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