La France dit avoir déjoué un projet d'attentat "à un stade avancé"

le , mis à jour à 10:10
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    * Pas de lien avec les attaques de Paris et Bruxelles 
    * Une petite quantité d'explosifs retrouvée 
 
 (Actualisé avec éléments sur le suspect) 
    PARIS, 25 mars (Reuters) - Un Français soupçonné 
d'appartenir à un réseau djihadiste projetant un attentat dont 
les préparatifs étaient bien engagés a été interpellé jeudi, a 
déclaré le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.  
    Cette arrestation effectuée par la Direction générale de la 
sécurité intérieure (DGSI) a permis de "mettre en échec un 
projet d'attentat en France, conduit à un stade avancé", a-t-il 
précisé.    
    "L'individu interpellé, de nationalité française, est 
suspecté d'être impliqué à haut niveau dans ce projet. Il 
évoluait au sein d'un réseau terroriste qui projetait de frapper 
la France", a dit Bernard Cazeneuve lors d'une allocution 
retransmise depuis la place Beauvau. 
    On affirme de source policière qu'une petite quantité 
d'explosifs - du TATP, un mélange de produits chimiques en vente 
libre - a été découverte dans un appartement d'Argenteuil 
(Val-d'Oise) perquisitionné pour les besoins de cette enquête. 
    Des opérations de déminage préalables à des perquisitions 
par la DGSI ont été menées dans le bâtiment, dont les habitants 
ont été évacués.  
    Selon la chaîne iTELE, le suspect aurait été interpellé à 
Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine.  
    Son nom, Reda K., est apparu le cadre d'une information 
judiciaire, ouverte en novembre dernier, qui ne porte pas sur 
les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis 
(Seine-Saint-Denis), précise-t-on de source judiciaire. 
     
    CONDAMNÉ EN MÊME TEMPS QU'ABAAOUD 
    Le suspect, lui-même passé par la Syrie, avait été condamné 
en juillet dernier par défaut en Belgique pour avoir participé à 
une filière d'acheminement de candidats au djihad vers la Syrie, 
dit-on par ailleurs de source proche du dossier. 
    Lors de ce même procès, la justice belge avait également 
condamné Abdelhamid Abaaoud, soupçonné d'avoir joué un rôle-clef 
dans la préparation des attentats du 13 novembre, et Chakib 
Akrouh, tué avec Abaaoud dans un assaut donné par les forces de 
sécurité contre un appartement de Saint-Denis le 18 novembre.    
  
    Lors de sa déclaration à la presse, Bernard Cazeneuve a 
souligné qu'"à ce stade, aucun élément tangible ne relie ce 
projet aux attentats de Paris et de Bruxelles". 
    Selon le ministre, cette arrestation résulte d'une enquête 
menée depuis plusieurs semaines, "qui a mobilisé d'importants 
moyens de surveillance physique et technique, ainsi qu'une 
coopération étroite et constante entre services européens."     
    Depuis le début de l'année, a dit le ministre de 
l'Intérieur, 75 suspects "en lien avec des activités 
terroristes" ont été interpellés en France. "Ces interpellations 
ont donné lieu à 37 mises en examen et 28 incarcérations", 
a-t-il ajouté. 
    Bernard Cazeneuve a participé jeudi à Bruxelles à une 
réunion extraordinaire des ministres de l'Intérieur et de la 
Justice des pays de l'Union européenne à la suite des attentats 
contre l'aéroport et le métro de la capitale belge. Les 
Vingt-Huit ont à nouveau plaidé pour la conclusion rapide d'un 
accord sur l'échange de renseignements stratégiques. 
 ID:nL5N16W5EV  
 
 (Myriam Rivet, Julie Carriat avec Service France, édité par 
Simon Carraud) 
 
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