La France discute sanctions face à l'impasse politique en RCA

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PARIS, 15 octobre (Reuters) - La France a plaidé jeudi pour de nouvelles sanctions à l'encontre de ceux qui entravent le processus de transition politique en Centrafrique, où une concertation est actuellement boycottée par une dizaine de partis politiques et des groupes armés sur fond de violences politiques. "Nous sommes favorables à l'adoption de nouvelles sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies à l'encontre de ceux qui menacent la paix et la stabilité et entravent le processus de transition politique en Centrafrique", a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay. "Nous travaillons en ce sens avec nos partenaires du conseil de sécurité", a-t-il ajouté, refusant de donner plus de détails. Les sanctions consisteraient en un gel des avoirs et une interdiction de voyager, selon une source diplomatique française qui a refusé de donner le nom des personnes qui pourraient être concernées par ce nouveau train de sanctions. Les sanctions onusiennes concernent jusqu'à présent cinq personnes, dont l'ex-président François Bozizé et un leader de la Seleka Noureddine Adam. L'ex-colonie française est plongée dans une impasse politique. Des groupes armés et une dizaine de formations politiques, notamment l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC) liée à l'ex-Séléka, une milice majoritairement musulmane, boycottent la concertation organisée par la présidente de transition Catherine Samba-Panza jusqu'au 21 octobre. Le Parti centrafricain pour l'unité et le développement (PCUD), lié à la milice chrétienne anti-balaka, a également fait savoir qu'il ne participerait pas aux réunions. La Centrafrique est secouée par des violences depuis 2013 et les autorités ont du mal à désarmer les milices rivales malgré l'accord de paix conclu en mai dernier. Le mois dernier, des affrontements à la suite de l'assassinat d'un musulman à Bangui ont fait 77 morts et 400 blessés. Initialement prévues dimanche prochain, les élections législatives et présidentielle devraient être repoussées en raison de problèmes logistiques et de la situation sécuritaire. (John Irish, avec Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse)

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