La France déroule le "tapis rouge" pour les déçus du Brexit

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    * "Bienvenue à Paris", dit Manuel Valls 
    * Le taux de l'impôt sur les sociétés à 28% à terme 
    * Hausse de la durée d'exonération fiscale des impatriés 
 
 (Actualisé avec citations supplémentaires, déclarations du 
gouverneur de la Banque de France, contexte) 
    par Myriam Rivet 
    PARIS, 6 juillet (Reuters) - Manuel Valls a annoncé mercredi 
une série de mesures, principalement d'ordre fiscal, destinées à 
renforcer l'attractivité de la place financière de Paris dans 
l'espoir de  séduire les entreprises du secteur, sur fond de 
sortie programmée du Royaume-Uni de l'Union européenne. 
    Le Premier ministre a ainsi concrétisé les intentions 
affichées par François Hollande, dont les relations avec le 
monde de la finance n'ont pas toujours été au beau fixe, dans un 
entretien publié la semaine dernière dans Les Echos. 
  
    Paris a ainsi prévu d'allonger la durée pendant laquelle 
s'appliquent les exonérations fiscales partielles destinées aux 
impatriés, qui passera de cinq à huit ans, a annoncé Manuel 
Valls lors d'un forum organisé par Paris Europlace, l'organe de 
promotion de la place financière de Paris. 
    Cette disposition, notamment réclamée par le président de 
Paris Europlace Gérard Mestrallet et la présidente de la région 
Ile-de-France Valérie Pécresse (Les Républicains) représente "un 
geste de confiance de la France vis-à-vis de ceux qui veulent 
venir travailler, innover, créer des emplois en France et donc 
participer au rayonnement de notre pays", a dit Manuel Valls.  
    Ce régime fiscal particulier, qui prévoit actuellement déjà 
une exonération de la prime d'impatriation, s'applique 
aux Français ou résidents étrangers s'installant en France après 
avoir passé cinq ans à l'étranger. 
     
    GUICHET UNIQUE 
    "Nous voulons (...) que le régime des impatriés devienne le 
plus favorable d'Europe", a dit Manuel Valls. "C'est un geste de 
confiance de la France vis-à-vis de ceux qui veulent venir 
travailler, innover, créer des emplois en France et donc 
participer au rayonnement de notre pays". 
    Désireux de faciliter l'installation des particuliers et des 
entreprises dans l'Hexagone, le chef du gouvernement a évoqué la 
mise en place, dès la rentrée prochaine, d'un "point d'entrée 
unique" d'information.  
    Ce guichet unique permettra aux candidats à l'impatriation 
ou à l'installation en France de s'informer facilement, dans 
leur langue, sur les dispositifs fiscaux qui les concernent, 
a-t-il expliqué.  
    Toujours dans le domaine de la fiscalité, Manuel Valls a 
rappelé que le taux de l'impôt sur les sociétés serait 
progressivement ramené à 28%, contre 33,33% actuellement, en 
application du "pacte de responsabilité". 
    Il a également fait part de sa volonté d'engager une 
discussion avec les collectivités locales pour réfléchir à un 
éventuel allègement temporaire de la fiscalité locale sur les 
entreprises et les bureaux.  
     
    "WELCOME !" 
    "Nous agissons pour que la fiscalité française soit plus 
lisible et convergente avec celles de nos voisins européens", 
a-t-il déclaré en soulignant que les réformes mises en oeuvre 
par son gouvernement, dont la loi Travail, ont contribué à 
développer un "environnement économique plus favorable". 
    Dans une allocution prononcée plus tôt dans la matinée, le 
gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau 
avait précisé que l'Autorité de contrôle prudentiel et de 
résolution (ACPR), qui supervise le système financier français, 
mettrait en oeuvre une procédure d'inscription accélérée pour 
les institutions financières déjà autorisées dans un autre 
membre de l'Union européenne. 
    Dans l'espoir de convaincre également les salariés des 
entreprises susceptibles d'envisager une relocalisation, Manuel 
Valls a précisé que des sections internationales seraient 
ouvertes dans les établissements scolaires pour que les enfants 
concernés puissent suivre des cours dans leur langue maternelle. 
    "Bienvenue à Paris, bienvenue en France, welcome! C'est en 
un mot plus que jamais le moment de venir en France !", a conclu 
le Premier ministre. 
    Alors que David Cameron avait déclaré au début du mandat de 
François Hollande être prêt à "dérouler le tapis rouge" aux 
éventuels exilés fiscaux français, le ministre des Finances 
Michel Sapin avait estimé au lendemain du référendum britannique 
que ce "tapis rouge" pouvait être déroulé dans les deux sens.  
    Certains groupes financiers installés à la City de Londres 
pourraient envisager des implantations dans d'autres capitales 
européennes, alors que son avenir dépend des modalités qui 
seront négociées pour la sortie programmée du Royaume-Uni de 
l'Union européenne.  
    Le maintien du "passeport européen" - qui permet aux banques 
implantées dans n'importe quel pays de l'Union européenne (UE) 
d'opérer dans tous les autres - est notamment conditionné au 
respect de l'ensemble des règles européennes en matière de 
liberté de circulation des personnes, des capitaux, des biens et 
des services.         
 
 (Myriam Rivet, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • jfvl il y a 5 mois

    Il ne manque pas d'humour le bougre !