La France dément vouloir acquérir des C130-J américains

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(Actualisé avec DGA, entourage Le Drian) PARIS, 2 avril (Reuters) - La France a démenti jeudi avoir l'intention d'acquérir une dizaine d'avions de transport militaire américains C-130J plutôt que des A400M d'Airbus Group AIR.PA , comme le rapportait une publication de presse spécialisée. "Notre priorité est de disposer des A400M. Il n'y a pas de procédure d'acquisition de C130-J en cours", a dit à Reuters le porte-parole de la Direction générale de l'armement (DGA). Dans l'entourage du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, on précisait jeudi soir qu'une telle acquisition n'était "pas d'actualité". "Par ailleurs, dans la logique de l'actualisation de la Loi de programmation militaire, toutes les hypothèses capacitaires dans tous les domaines sont étudiées", ajoutait-on. La publication spécialisée Air et Cosmos avait rapporté dans la journée que la France avait l'intention d'acheter une dizaine de C130J en raison de doutes émis par la DGA sur la capacité de l'A400M à ravitailler en vol des hélicoptères. L'achat, écrivait Air et Cosmos, se serait fait via le programme de ventes militaires américaines à l'étranger (FMS, foreign military sales). "La commande pourrait être officialisée rapidement, d'ici quelques semaines", lisait-on sur le site d'Air et Cosmos qui chiffrait la transaction potentielle à quelque 600 millions d'euros, sans préciser ses sources. La DGA a émis des doutes en février sur le développement de deux nouvelles fonctionnalités de l'avion de transport militaire A400M : le largage de matériel par les portes latérales et le ravitaillement en vol des hélicoptères ID:nL5N0VJ3DX . Selon Air et Cosmos, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian aurait écrit une lettre au PDG d'Airbus Tom Enders pour le prévenir qu'"en raison des déconvenues de l'ouverture des capacités l'A400M, le constructeur européen aurait à subir tout ou partie du coût des mesures palliatives". Quatre A400M doivent être livrés cette année à la France qui en possède déjà six. (Marine Pennetier et Tim Hepher, édité par Grégory Blachier)


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