La France décolle

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La France décolle
La France décolle

Les Bleus ont réalisé LE gros match qu'on attendait après sa difficile première face à la Finlande. Les coéquipiers de Tony Parker, nouveau co-meilleur marqueur de la compétition, ont placé le coup d'accélérateur dans le troisième quart temps pour ne plus jamais revoir les Bosniens et s'imposer 81-54.

Ca y'est ! La France est rentrée dans sa compétition. En affligeant une petite volée à la Bosnie, l’équipe de France a montré son réel niveau face à une équipe affaiblie et distancée en un quart temps.

Un avion à réaction

La transformation est visible dès les premières minutes. La défense est présente d’entrée. Les Français suivent les consignes de leur sélectionneur et jouent vite. Nando De Colo (12 pts, 7 reb) accélère en transition pour donner du rythme. Mais, à jouer tous azimuts, les Bleus ont tendance à se précipiter. Malgré tout, le contenu est solide et on sent la France prête à décoller. Dans le deuxième quart temps, Collet lance son deuxième cinq qui prend parfaitement le relais des cadres jusqu’à creuser un premier écart.

La défense est de fer (cinq points en sept minutes pour la Bosnie) et le jeu collectif léché (9 pds en une mi-temps, 52% aux tirs au final). Westermann artille de loin et Charles Kahudi, comme Flo Pietrus, apportent leur dureté défensive mais aussi un impact offensif avec en prime un magnifique jeu à trois. Signe d’un collectif parfaitement huilé, le banc tricolore inscrit 23 points à la mi-temps. Collet relance ensuite son cinq majeur. Les Français rentrent, à la mi-temps, avec seulement 11 points concédés dans le deuxième quart temps (37-26).

Touchée - Coulée

Au retour des vestiaires, les Français accélèrent le rythme des deux côtés du terrain. Cette fois-ci, pas de saute de concentration, la Bosnie se fatigue en défense et paye son effort de l’autre côté du terrain (30% aux shoots). Batum prend chaud avec un alley-oop et un trois points pour se décoincer. Les titulaires donnent le ton. Rudy Gobert (5 pts, 5 reb et 3 cts) et Joffrey Lauvergne (12 pts, 7 reb) font la paire. Le premier distribue les bananes sur Stipanovic et écrase un dunk monstrueux sur Kikanovic. Quand Lauvergne continue son chantier en attaque.

Le secteur intérieur, c’est d’ailleurs l’un des nombreux points positifs de ce match. La raquette française a gagné en solidité, sécurisant les rebonds qu’elle avait laissé filer lors du premier match (44-30 pour la France au rebond). En cinq minutes, la Bosnie sombre, touchée, puis coulée par une série terrible (30-10). « Hier, on avait des problèmes pour rentrer dans la compétition, face à une bonne équipe de Finlande » expliquait Léo Westermann, auteur de son record de points en équipe de France (9 pts). « En deuxième mi-temps, quand on a fait ce que Vincent voulait, qu’on a mis le coup d’accélérateur, on a vu ce que ça a donné ».

Tony Parker dans l’histoire

A 60-30, la fin de match n’est plus qu’une formalité comme le record de Nick Gallis égalé par Tony Parker. Seulement, Vincent Collet ne prend pas de risque et sort son meneur, intelligemment économisé. Les Bleus ont le sourire sur le banc et chambre leur leader, à un petit point de dépasser les 1031 points du grec. Le quatrième quart temps est une formalité. L’écart se stabilise même si les Français baissent un peu le pied. Logique avec un tel écart. Charles Kahudi est, lui, toujours branché sur 1000 volts. En opportuniste, il gobe tout ce qui lui est offert. Collet peut même offrir du temps de jeu à Mam’ Jaiteh.

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