La France de Platini, championne du monde 1985 !

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Il y a exactement 30 ans, le 21 août 1985, la France de Platini pouvait, d'un point de vue réglementaire, se considérer comme la meilleure équipe de la planète, après avoir dominé l'Uruguay. Au Parc des Princes, les Bleus venaient de remporter la Coupe Artemio Franchi, ancêtre de la Coupe des confédérations.

C'était un monde encore bipolaire. Considérée comme l'ancêtre de la Coupe des confédérations, la Coupe Artemio Franchi n'opposait que deux blocs : l'Europe et l'Amérique du Sud. Deux façons de voir le football et de le dominer. La première édition du trophée, également nommé Coupe intercontinentale des Nations, eut pour siège le Parc des Princes. Championne d'Europe 84, la France de Platini rencontrait l'Uruguay de Francescoli, lauréat de la Copa América 1983. Une affiche prometteuse, mais qui ne passionne pas les foules, comme les tribunes clairsemées du Parc des Princes en témoignent. C'était une autre époque, plus idéologique, plus manichéenne, où le football était relégué en queue de journal télévisé et où les artistes se gardaient bien de confier un certain penchant pour le ballon rond. Bien plus que ses héritières, cette équipe de France avait pourtant tout pour séduire les esthètes.

Le Brésilien Touré et l'héritage de 84


Ce qui frappe à la vue du ballet offert par les Bleus ce 21 août 1985, c'est la compréhension par l'ensemble de ses éléments que le football est avant tout une question d'espace, plus que de virtuosité technique, à moins que celle-ci ne soit confinée dans l'art du contrôle et de la passe. L'équipe alignée est peu ou prou celle de l'Euro 84, Jean Tigana et Manu Amoros en moins (forfaits), et la fantaisie explosive de José "le Brésilien" Touré, en plus. L'entraîneur avait changé - Henri Michel avait succédé à Michel Hidalgo - mais pas le style, fluide et audacieux. Les latéraux (William Ayache et Michel Bibard) se muent en ailiers, Maxime Bossis s'aventure jusqu'au poteau de corner adverse, et à la création, Platini et Giresse alternent en bonne intelligence. Cette première édition de la Coupe Artemio Franchi est prise au sérieux par les Bleus : non pas qu'ils se meurent de pouvoir revendiquer une certaine suprématie mondiale, mais il s'agit d'une occasion idéale pour se rassurer à trois semaines d'un duel décisif pour la qualification pour le Mondial 86, face à la R.D.A. Une monde bipolaire vous dit-on 



Francescoli, garra charrúa et Matra Racing


Déjà qualifié pour le Mondial 86, l'Uruguay pratique alors une caricature de garra charrúa, prétexte à taquiner trop fréquemment de la cheville adverse. Au Mondial 86, cette Celeste trop violente repartira du Mexique avec le record de…




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