La France condamne l'"attaque terroriste" de Copenhague

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(Avec nouveau bilan, Manuel Valls) PARIS, 14 février (Reuters) - La France a condamné samedi la fusillade de Copenhague, qui a visé une réunion à laquelle participaient l'auteur suédois de caricatures du prophète Mahomet et l'ambassadeur de France au Danemark, et fait au moins un mort et trois blessés. "Une attaque terroriste a visé une réunion publique à Copenhague, à laquelle participait l'ambassadeur de France au Danemark", a déclaré le chef de la diplomatie Française, Laurent Fabius, dans un communiqué. "Je condamne avec la plus grande fermeté cet attentat." De son côté, le chef de l'Etat, François Hollande, a déclaré dans un communiqué qu'il avait exprimé la solidarité de la France à la Première ministre danoise, Helle Thorning-Schmidt. "Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, se rendra dans les meilleurs délais à Copenhague", a-t-il ajouté. Le Premier ministre, Manuel Valls, a estimé sur son compte Twitter c'est la liberté qui avait été attaquée à Copenhague et pour exprimer, lui aussi, sa solidarité avec les Danois. "La France ne cède pas", ajoute-t-il dans ce message. La France a elle-même été début janvier la cible d'attentats qui ont fait 17 morts, dont 12 lors de l'attaque de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, qui avait publié des caricatures de Mahomet du journal danois Jyllands-Posten. François Hollande a précisé que l'ambassadeur de France, François Zimeray, qui participait à cette rencontre sur l'islamisme et la liberté d'expression, n'avait pas été touché par les tirs. Selon le site internet du Monde, qui cite le ministère des Affaires étrangères, l'ambassadeur était l'orateur principal et venait de commencer son discours devant des journalistes et des membres d'associations quand des hommes ont "tiré dans le tas". François Zimeray s'est alors réfugié sous une table, puis dans une autre pièce du bâtiment, a précisé le Quai d'Orsay, selon le quotidien. Contacté, le service de presse du ministère des Affaires étrangères a cependant refusé de confirmer ces informations et s'est borné à renvoyer sur le communiqué de Laurent Fabius. Lars Vilks avait suscité une controverse en 2007 en représentant le prophète Mahomet sous les traits d'un chien. Des menaces avaient été proférées à son adresse par des groupes islamistes. Depuis, il fait l'objet d'une surveillance rapprochée pour sa sécurité. "La France se tient aux côtés des autorités et du peuple danois dans la lutte contre le terrorisme", a déclaré Laurent Fabius dans son communiqué. (John Irish et Emmanuel Jarry)

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  • LeRaleur le samedi 14 fév 2015 à 20:13

    Le contraire serait étonnant.