La France affiche de bonnes pratiques de gouvernance

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(NEWSManagers.com) - Malgré un potentiel significatif d'améliorations, la France affiche dans l' ensemble de bonnes pratiques de gouvernance, selon la 7ème édition de l' étude Heidrick & Struggles sur la gouvernance d' entreprise en Europe (" Challenging Board Performance" ) réalisée sur la base des rapports annuels 2010 de plus de 400 sociétés cotées dans quinze pays européens.
La France réalise notamment de bonnes performances en ce qui concerne la diversité et la mise en place de l' évaluation des conseils. La proportion des étrangers au sein des conseils d' administration (27% contre 26% en 2009, lors de la précédente étude), se situe au-dessus de la moyenne européenne (24%). Facteur d' ouverture et de renouvellement, 67% des conseils français comprennent trois étrangers ou plus.
L' étude relève aussi que l' évaluation des conseils progresse significativement, 95% des sociétés du CAC 40 évaluant leur conseil, contre 78% en 2009 et 50% en 2007. Une évolution positive qui place la France en deuxième position en Europe même si les modalités d' exécution de cette évaluation sont loin d' être satisfaisantes. L' indépendance du processus laisse à désirer puisque seul un tiers des évaluations ont impliqué un consultant externe. La transparence n' est pas non plus la règle, un quart des entreprises ne précisant pas le processus d' évaluation qu' elles ont mis en place.
La disponibilité et l' engagement des administrateurs ont progressé. Les comités français se réunissent plus fréquemment (16 fois par an contre 14 en 2009). Néanmoins, l' assiduité aux réunions est la plus faible d' Europe (89% contre une moyenne européenne de 92%).
Autres points à fort potentiel d' amélioration, les conseils français ne sont pas assez ouverts ni indépendants et le pourcentage de femmes reste faible. La part des administrateurs indépendants dans les conseils français est ainsi inférieure à la moyenne européenne (40% en France contre 43% en Europe). En France, les comités restent souvent dirigés par des administrateurs non-indépendants.
L' étude relève qu' au sein des entreprises françaises, 42% des présidents de conseil sont également des dirigeants exécutifs (PDG) et 30% des présidents sont l' ancien PDG. Par ailleurs, les barrières d' entrée au conseil sont importantes : sur une moyenne de 14 membres du conseil, 9 sont des DG ou anciens DG (63%). Il s' agit de la proportion la plus élevée d' Europe.
D' autre part, les femmes sont faiblement représentées au sein des conseils (11% contre 8% en 2009). A noter toutefois que cette proportion a fortement augmenté au cours des douze derniers mois pour se situer autour de 15% actuellement. Seulement 13% des conseils comportent 20% de femmes : les conseils sont donc encore loin des objectifs fixés par la loi Copé Zimmerman.
Enfin, si les conseils français sont assez internationaux, cette caractéristique est quelque peu minimisée par le fait que les conseils sont essentiellement composés d'Européens (69% des administrateurs étrangers sont des européens et la Belgique reste le pays le plus représenté).
L' étude indique qu' en moyenne, 6,5 membres du conseil sur un total de 14 (47%) sont administrateurs ou présidents de trois sociétés cotées ou plus. Le taux le plus élevé d' Europe. Si les problèmes posés par cette situation sont évoqués, l' étude souligne néanmoins certains effets positifs : les administrateurs français jouissent d' un réseau puissant et élargi. Disposant d' un accès à d' autres conseils, ils jouissent d' une expertise forte et d' une expérience accrue.
Concernant la question de la rémunération des administrateurs, l' étude révèle tout d' abord que celle-ci a augmenté de 15% en deux ans en France alors qu' elle a diminué de 4% en Europe. A 55.000 euros, la rémunération moyenne des administrateurs français s' élève à 71% de la moyenne européenne.

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