La fracture sociale attendra encore

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Metting de Nicolas Sarkozy au Zénith de Paris le 9 octobre.
Metting de Nicolas Sarkozy au Zénith de Paris le 9 octobre.

Nicolas Sarkozy a déserté le terrain social pour faire du sécuritaire et de l’identitaire. Il n’est pas le seul. Toute la droite souffre de la même défaillance.

Un moment on a cru que Nicolas Sarkozy avait ressuscité Philippe Séguin. Le Séguin du 16 juin 1993 qui, lors d’un colloque, avait dénoncé un « véritable Munich social » en étrillant la politique économique et sociale conduite par le premier ministre de l’époque un certain… Edouard Balladur.

Pour camper le candidat de « la France réelle » contre les élites, s’imposer comme « le porte-parole » des « déclassés » contre les représentants du « petit Paris mondain », pourfendre « l’identité heureuse » défendue par son rival Alain Juppé, le candidat à la primaire de la droite et du centre s’est souvenu, dimanche 9 octobre au Zénith, qu’avant lui un homme au RPR avait trouvé des mots forts pour dénoncer « la fracture sociale ».

Philippe Séguin n’avait pas son pareil pour vitupérer contre « la bien-pensance » des élites et dénoncer la prégnance du chômage qui, « si l’on n’y prend pas garde risque de conduire à une guerre civile froide ».

Sarkozy a donc fait du Séguin. A son tour, il a fustigé « un pays qui s’enfonce dans le chômage de masse ». A l’appui de sa démonstration, l’ancien président de la République a cité « ces millions de Français qui imaginent que leurs enfants vivront moins bien qu’eux », dénoncé « l’école de la République qui était hier le cœur de la promotion sociale et qui est devenue l’une des plus inégalitaires d’Europe ». Il a compati aux malheurs de « cette classe moyenne qui s’est mise à compter ses fins de mois parce qu’elle est la première victime du cho...

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