La fortune immobilière de Trump n'est pas aussi solide que sa victoire

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EN IMAGES - Rappel des succès et des échecs du magnat de l’immobilier devenu 45e président des États-Unis. À son crédit, beaucoup de grandes tours mais aussi quelques flops retentissants qui ternissent son bilan.

Il a construit sa candidature présidentielle sur sa fortune. Et sa fortune, Donald Trump l’a bâtie quasi exclusivement sur l’immobilier. Force est de constater que s’il est né dans une famille d’entrepreneurs immobiliers disposant déjà de solides capitaux, il a su passer dans une autre dimension. Mais déjà bien avant son élection les interrogations se sont multipliées sur son talent d’homme d’affaires et la solidité de son patrimoine.

Cet été, une enquête du New York Times mettait en lumière ses très importantes dettes et les «liens inconnus» sur lesquels repose sa fortune. Même si les gros projets immobiliers sont traditionnellement soutenus par des montages financiers complexes, les dettes réelles de Trump atteindraient selon le quotidien 650 millions de dollars, soit «deux fois le montant qui peut être tiré des documents publics qu’il a déclarés dans le cadre de sa candidature à la Maison Blanche». Les journalistes qui ont mené l’enquête ont même précisé que c’était à leur connaissance la première fois qu’un candidat avait «une fortune aussi compliquée» à décrypter.

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Des succès habilement mis en scène

Et toute sa carrière est émaillée de succès retentissants qu’il sait parfaitement mettre en scène et d’échecs fracassants sur lesquels il sait se montrer plus discret. Dès ses 25 ans, avec un investissement limité (500.000 $) il parvient en deux ans à faire passer le taux d’occupation des 1200 appartements gérés par l’entreprise familiale de 34% à 100%. La légende est lancée et en 1983, à 37 ans, il fait construire la Trump Tower de New York, son premier gratte-ciel. Les bases du style Trump sont posées: une architecture voyante facilement identifiable par le grand public et pour être sûr que tout le monde comprenne, son nom y est apposé, idéalement en lettres d’or.

Et ça marche: après la Trump Tower de New York suivront la Trump World Tower, le Trump Palace Condominiums ou encore le Trump international Hotel and Tower à Chicago ou le Trump Hotel à Las Vegas... Une impressionnante collection immobilière sur laquelle s’appuie sa fortune estimée entre 4,5 milliards de dollars (par le magazine Forbes) et 10 milliards de dollars (par lui-même). Un classement nettement révisé à la baisse par Forbes qui estime que son patrimoine immobilier a fondu de 800 millions de dollars.

Une incursion ratée dans les casinos

Du côté des échecs retentissants, c’est l’incursion de Trump dans le monde des casinos qui s’est révélée la plus compliquée, principalement à Atlantic City. Cette ville du New Jersey, de 40.000 habitants à peine, est connue pour ses 12 casinos ce qui en fait la seconde ville du jeu aux États-Unis derrière Las Vegas. Mais la situation y est bien moins florissante poussant à la fermeture du Trump Plaza en 2014 tandis que l’avenir du Trump Taj Mahal est des plus incertains.

Preuve aussi que les coups de gueule du magnat de l’immobilier sont parfois des coups de bluff, il a dû abandonner plusieurs de ses projets grandioses comme la reconstruction à l’identique des tours jumelles du World Trade Center ou la transformation du Palais du parlement à Bucarest (Roumanie) en casino géant.

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  • dotcom1 il y a 12 mois

    Je m'inquièterai plutôt de la fortune de Clinton maintenant.

  • M8252219 il y a 12 mois

    Ça ira beaucoup mieux maintenant qu'il est président , tout ceux , que les USA compte de cireur de bottes vont jouer les rois mages .