La forêt amazonienne mise en vente pour 1,5 dollar sur Ebay

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Pour protester contre le sommet de Rio + 20 où la nature est, pour elle, vendue au plus offrant, une ONG britannique a mis en vente la planète sur Ebay.

L'opération programmée pour coïncider avec le lancement d'une conférence sur «l'économie verte» par la banque mondiale et le Royaume-Uni au Sommet Rio + 20, a été rapidement interrompue par le site de vente en ligne Ebay. Hier mercredi, en début d'après midi, les internautes ont pu tenter de s'offrir les richesses les plus rares du globe.

L'organisation non gouvernementale (ONG) britannique World developpement movement a ainsi mis en vente les forêts les plus célèbres du monde, les océans, les lacs pour des sommes modiques. La forêt amazonienne était par exemple mise à prix 1,5 dollar. Les espèces en voie d'extinction comme le tigre de Sumatra, étaient présentées comme une fabuleuse opportunité d'investissement, leur prochaine disparition garantissant le maintien de leur valeur.

Contester la privatisation des ressources

L'objectif de l'ONG était de protester contre la marchandisation des ressources naturelles. «En vendant des sites naturels, nous ne faisons que suivre le point de vue britannique qui veut que la valeur intrinsèque des écosystèmes puisse maintenant être quantifiée, qu'on puisse les posséder, spéculer dessus et finalement les vendre à celui qui a le plus d'argent», a déclaré Kirsty Wright, à l'AFP. L'objectif de la conférence organisée par le Royaume-Uni, était en effet de promouvoir les initiatives qui permettent de mettre un prix sur les écosystèmes. Une initiative qualifiée «d'écran de fumée» pour permettre aux riches pays industrialisés de privatiser la nature, avant de conduire à sa destruction tout en accentuant les inégalités entre les populations, selon Lidy Nacpil, coordinatrice du jubilee South, réseau qui milite contre la dette et pour le développement.

L'opération britannique n'était pas isolée. À Paris, une centaine de militants appartenant à une trentaine d'Organisations non gouvernementales (Réseau Sortir du Nucléaire, Attac, Emmaüs International...) ont également mis en scène une vente à la criée de la Terre devant le Palais Brogniart, ancien siège de la Bourse. Grimés en capitalistes, cigares et références aux entreprises du CAC 40 à l'appui, les militants se sont partagés les ressources telles que le gaz, le sol, et l'eau pour protester contre la privatisation de ces «biens communs» et défendre le principe du pollueur-payeur mis à mal par le marché des quotas de carbone.

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  • olivie91 le jeudi 21 juin 2012 à 19:24

    Oui tous des abrutis ces dirigeants gavés de dollars . Il veulent nous entrainer vers quoi? Travailler plus, pourquoi faire alors que la plupart des boulots sont inutiles et servent juste à faire circuler l'argent... lorsqu'il n'est pas détruit. Alors qu'il y aurait tellement à faire dans la révolution environnementale et sociétale.La dette c'est quoi la dette des intérêts pour la plus grande partie c'est tout.

  • M2280901 le jeudi 21 juin 2012 à 17:28

    prem's !

  • emresibe le jeudi 21 juin 2012 à 17:06

    j'achéte!!