"La force d'une garde nationale doit être dans sa cohésion civique"

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Le 13 juillet 1789, la municipalité de Paris organise une milice bourgeoise qui prend le nom de garde nationale trois jours plus tard. 
Le 13 juillet 1789, la municipalité de Paris organise une milice bourgeoise qui prend le nom de garde nationale trois jours plus tard. 

Thibaut Poirot est historien, spécialiste de l'histoire militaire de la Révolution. Ancien élève de l'ENS de Lyon, il est professeur agrégé d'histoire et chargé de TD à Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il rédige actuellement une thèse au sujet des débats parlementaires sur les questions militaires pendant la Révolution.

Le Point.fr : Quand l'idée de garde nationale est-elle apparue ?

Thibaut Poirot : Dès janvier 1789, des milices formées essentiellement de bourgeois se mettent en place pour se protéger des émeutes. Le 13 juillet 1789, la municipalité de Paris organise une milice bourgeoise. Elle prend le nom de garde nationale trois jours plus tard. Au départ, tout le monde, ou presque, peut en faire partie. Mais, en 1790, la Constituante décide que la garde nationale ne concerne que les citoyens "actifs" payant une contribution équivalente à trois jours de travail. On voit progressivement apparaître une double organisation : d'une part, les "compagnies soldées", généralement constituées d'anciens militaires assez aguerris ; d'autre part, les citoyens actifs inscrits sur les rôles ainsi que des citoyens passifs qui servent depuis 1789.

La garde nationale serait-elle donc une forme de réserve militaire ?

Pas du tout? Au départ, l'Assemblée nationale exclut qu'elle soit un corps auxiliaire de...

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