La folle semaine de l'Inter

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La folle semaine de l'Inter
La folle semaine de l'Inter

En l'espace de quelques jours, l'Inter va affronter ses deux ennemis jurés, la Juventus en Coupe et le Milan en championnat. L'occasion de se pencher sur une réelle problématique : lequel est le pire ?

Non pas que les Nerazzurri joueront gros en cette fin de mois de janvier, le championnat est encore long, et la demi-finale de la Coupe d'Italie se dispute en deux manches, mais la semaine va être particulièrement chargée en émotions. D'abord, le déplacement à Turin chez une Juventus qui vient de lui passer devant le nez en championnat alors qu'elle était loin derrière il y a encore deux mois. Brusque retour à la réalité. Puis, un autre déplacement, à San Siro, contre le cousin milanais, une affiche forcément moins glorieuse que par le passé, mais toujours aussi attendue dans la capitale lombarde. Indépendamment de l'état de forme des adversaires, de l'importance du match et de la compétition, deux rencontres qui vont poser le dilemme suivant à tout Interiste qui se respecte : qui haïr plus que l'autre ?

Le Milan, le frère ennemi


"Je suis né à Milan et ai intégré les jeunes de l'Inter à 14 ans. C'est à cet âge que j'ai commencé à disputer les derbys, en face il y avait par exemple Giovanni Trapattoni. J'ai grandi avec cette rivalité qui était également bon enfant, ce n'était pas un foot exaspéré comme aujourd'hui. Il y avait du chambrage, on blaguait. On organisait de fausses funérailles après une défaite. Il n'y avait ni aigreur ni méchanceté, on vivait ça naïvement", raconte Bruno Bolchi, ex-milieu défensif et pensionnaire de l'Inter de 1956 à 1964 avant d'entamer une longue carrière d'entraîneur. La dimension sociale de cette opposition entre les "casciavit" du Milan (les prolétaires) et les "baùscia" de l'Inter (les bourgeois) a déjà perdu de son sens. La rivalité devient petit à petit une histoire de goûts et de couleurs. Trois décennies plus tard, précisément de 1984 à 1989, Pietro Fanna dispute également des derbys avec le maillot nerazzurro : "Bon, c'était face à Gullit et Van Basten. L'atmosphère de la préparation du match était unique, nerveusement, on y laissait énormément de forces."

Ce duel voit son apogée au milieu des années 2000 lorsqu'à seulement deux années d'intervalle, les rivaux se retrouvent en demies, puis en quarts de finale de la Ligue des champions, le Milan sortant vainqueur à chaque fois. Les témoignages des protagonistes de l'époque évoquent une tension présente dans l'air et…




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