La folle révolte des Bleues

le , mis à jour à 06:33
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La folle révolte des Bleues
La folle révolte des Bleues

Elles n'ont pas changé leurs habitudes. Une fois encore, les filles de l'équipe de France ont noyé leur quart de finale olympique dans une rivière de larmes. Mais, contrairement à Sydney, Pékin et Londres, c'est un torrent de joie qui a cette fois inondé le visage des Bleues. Hier, dans une Future Arena en transe, ébahie par l'incroyable scénario qui s'est joué sous ses yeux, les filles d'Olivier Krumbholz ont tout renversé : les têtes, les coeurs, les pronostics et, surtout, ce quart qui semblait devoir les envoyer dans le mur.

 

Comme portées par une folie furieuse, une frénésie contagieuse, elles ont cuisiné à feu doux pendant toute la seconde période ces Ibères qui, pensait-on, les avaient rôties pour de bon en première période (12-5, 30 e). Toutes, bien sûr, à la pause ont entendu le discours d'Olivier Krumbholz leur rappelant que rien n'était joué, qu'en 2003 « son » équipe de France était devenue championne du monde à Zagreb en signant un exploit autrement plus improbable : remonter 7 buts en sept minutes.

 

Bientôt une première médaille olympique ?

 

Mais, hier, si leur chevauchée fantastique jusqu'à la prolongation s'est conclue dans l'euphorie d'une qualification en demie, ce n'est pas seulement grâce à l'influence des exploits passés et des discours guerriers qu'elle le doit. Mais à « un sourire, celui d'Alexandra Lacrabère, qui nous a communiqué sa sérénité », glisse la pivot Laurisa Landre. « Je sais que c'est dur à croire, sourit la gauchère, mais je n'ai jamais paniqué dans ce match. Ce n'est pas parce qu'on est menées qu'il faut tétaniser. On est au Jeux, on doit savourer, se libérer. J'ai adoré ce match, cette remontée, de voir les Espagnoles — qui s'étaient foutues de moi quand je haranguais le public — baisser la tête au fil de notre remontée... »

 

Car la capitaine Siraba Dembélé en convient dans un sourire béat : « C'est le match le plus ...

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