La folle envolée du cuivre

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À plus de 10.000 dollars la tonne, le prix du cuivre a triplé en deux ans. Cette hausse est largement liée à la demande asiatique, mais l'appétit croissant des financiers n'arrange rien.

Ils sont 12 apôtres de la finance. «Ring Dealers» de catégorie 1. Au c½ur de la City, derrière la façade néoclassique du 56, Leadenhall Street, seuls ces traders de choc, issus de banques renommées, sont autorisés à occuper les banquettes rouges du «Ring», la corbeille de la Bourse londonienne des métaux, le London Metal Exchange (LME). Une centaine d'autres, debout, s'agitent, calepins en main, plusieurs téléphones à l'oreille, afin de recevoir les positions d'investisseurs et industriels, les informant des prix en temps réel.

Ceux du cuivre, de l'aluminium, du zinc, de l'étain, du plomb ou de l'acier, qui s'affichent chaque soir à l'heure du thé, servent de référence planétaire. Même si contrats à termes et options se négocient aussi à New York et Shanghaï, le LME est le premier marché mondial pour métaux de base non ferreux. Le «métal du diable» a été propulsé, sur fond de flambée du pétrole, à un record de 10.000 dollars la tonne jeudi

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