La folie émojis !

le , mis à jour à 08:55
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La folie émojis !
La folie émojis !

Pour conclure ses SMS ou ses états d’âme sur Facebook, Raphaëlle, 15 ans, lycéenne à Paris, dégaine de drôles de « smileys » : une frimousse jaune qui pleure de rire, son frère jumeau qui a deux cœurs rouges à la place des yeux, son cousin qui fait la moue... « C’est comme un réflexe, ça humanise le message, c’est plus rapide que de taper des mots et ça donne l’impression d’appartenir à un clan », s’enthousiasme l’ado accro aux « émojis », surtout ceux qui traduisent une humeur et que l’on appelle « émoticônes ».

 

Ces pictogrammes, qui ont pris le dessus sur les émotions incarnées par des signes de ponctuation comme :) représentent aussi bien un objet (rouge à lèvres, carte bancaire, téléphone, ...), un animal, un monument ( la tour Eiffel), un lieu (piscine, station service...) qu’une colère, une angoisse ou un épuisement. Ils s’invitent de plus en plus dans nos conversations sur la Toile.

 

Certains aficionados vont d’ailleurs jusqu’à transformer leur prose en véritables rébus, s’exprimant par des mini-dessins plutôt que par des lettres de l’alphabet. Selon une étude mondiale qui vient d’être publiée, réalisée par la société Amdocs, entreprise de services du numérique basée aux Etats-Unis, près de la moitié (47 %) des adolescents âgés de 15 à 18 ans préfèrent avoir recours à des émoticônes plutôt que d’écrire des e-mails. A leurs yeux, ces symboles retranscrivent plus clairement leurs sentiments que les mots. « Les émoticônes sont nées en même temps que les chats, outils révolutionnaires permettant de communiquer en direct par l’écrit. Elles remplacent les interactions du face-à-face, les mimiques du visage comme les sourires, les gestes du corps... Cela touche les générations qui ont grandi avec Internet, autrement dit les 10-40 ans », décrypte Pierre Halté, docteur en sciences du langage à l’université Paris-Est Créteil.

 

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