La Fnac veut ouvrir le dimanche

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La Fnac veut ouvrir le dimanche
La Fnac veut ouvrir le dimanche

Le débat sur le travail du dimanche n'en finit plus. On pensait le sujet clos pour quelque temps avec le vote, à l'Assemblée nationale, il y a une semaine, de la loi Macron, qui élargit les possibilités pour tous les commerces d'ouvrir jusqu'à 12 dimanches par an. Mais, hier matin, au micro de RTL, Alexandre Bompard, PDG de la Fnac, a revendiqué le droit pour ses magasins de pouvoir ouvrir tous les dimanches. Il faut dire qu'entre-temps, le 24 février, le Conseil d'Etat a rendu une décision décisive : la validation de l'ouverture dominicale pour les magasins de bricolage. La fin d'une bataille juridique entre les syndicats et le patronat commencée en mars 2014, après la publication par le ministère du Travail d'un décret qui ajoutait les enseignes de bricolage à la liste des établissements pouvant ouvrir le dimanche. Il n'en fallait pas plus pour que le patron de la Fnac s'engouffre dans la brèche en demandant une dérogation aussi pour les produits culturels.

« Je ne comprends toujours pas pourquoi le secteur le plus touché par la révolution digitale ne pourrait pas ouvrir le dimanche. L'ameublement ouvre le dimanche, le bricolage ouvre le dimanche. Ce sont des secteurs qui ne sont pas traversés par la lutte contre Amazon, assure Alexandre Bompard. Vingt-cinq pour cent du chiffre d'affaires d'Amazon se fait le dimanche, et principalement sur le secteur culturel. » Ce n'est pas la première fois que le PDG de la Fnac demande cette dérogation. En novembre 2014, il avait écrit au gouvernement en ce sens. Actuellement, sur les 111 magasins de la marque, 20 peuvent ouvrir le dimanche en respectant la législation en vigueur. Selon la Fnac, l'ouverture dominicale améliorerait le chiffre d'affaires mais aussi l'emploi. Ainsi, selon la marque, il y a deux ans, le magasin de Bercy-Village (Paris XIIe) est passé de 89 salariés à 65 lorsque ouvrir le dimanche lui a été interdit.

« Ces arguments sont faux, assure André ...

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