La Floride en guerre contre une redoutable espèce d'escargots géants

le
0
La Floride en guerre contre une redoutable espèce d'escargots géants
La Floride en guerre contre une redoutable espèce d'escargots géants

Il peut atteindre la taille d'une basket, dévore des centaines de types de plantes et peut être dangereux si on le mange... C'est l'escargot géant d'Afrique! Et il envahit une partie de la Floride pour la deuxième fois en 50 ans.

L'éliminer n'est pas simple et prend du temps. Depuis la découverte du gastéropode glouton à Miami en 2011, la Floride a déjà dépensé 11 millions de dollars pour éradiquer la bête. Malgré ces efforts, l'escargot a tracé sa route visqueuse jusque dans la banlieue sud de Miami mais aussi dans le comté voisin au nord de la ville.

Ces mollusques se reproduisent en masse. Ils sont hermaphrodites et pondent jusqu'à 1.200 oeufs par individu et par an. Ils ont aussi su échapper aux boulettes de poison en grimpant aux arbres, comme l'explique Mary Yong Cong, une scientifique du ministère de l'Agriculture de Floride, qui pour mieux comprendre et connaître l'ennemi, en garde quelques spécimens dans son bureau. «Ils sont très curieux», commente-t-elle en observant l'escargot occupant toute la paume de sa main pendant qu'il tend ses cornes en direction de son interlocuteur.

Ces escargots hibernent aussi sous terre, ce qui les rend difficiles à repérer. Lors de la dernière invasion en 1966, il avait fallu près de dix ans pour en venir à bout. Pour tenter de gagner la guerre, les autorités ont mis en place un numéro de téléphone rouge où l'on peut signaler une rencontre avec l'animal. Une équipe, protégée par des gants et armée de râteaux, vient alors le récupérer. Le ministère a aussi lâché les chiens... littéralement. Deux labradors qui se mettent à l'arrêt quand ils détectent les escargots. Ils sont d'ailleurs moins utilisés pour les pister que pour confirmer que tous ont été tués après une campagne d'éradication chimique, explique Omar Garcia, un des maîtres-chiens.

158.000 escargots éliminés

Jusqu'à 2014, les responsables de l'éradication pensaient avoir fait des ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant