La flamme olympique s'éteint progressivement pendant la cérémonie de clôture des JO de Londres, le 12 août 2012

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Athlètes et spectateurs ont plié bagages lundi quelques heures après la spectaculaire cérémonie de clôture des Jeux olympiques et pris d'assaut l'aéroport d'Heathrow, tandis que Londres savourait encore le triomphe de ses JO "glorieux", salués comme un quasi-sans faute.65% des visiteurs venus pour les Jeux devaient repartir dans la journée, la majorité via Heathrow, qui a dépensé 25 millions d'euros pour être à la hauteur de l'évènement sportif.Un terminal temporaire, grand comme "trois piscines olympiques", a même été construit, avec 31 guichets d'entregistrement. Il devait voir passer lundi 15.000 membres de la "famille olympique", dont 6.000 athlètes et leurs très encombrants bagages.Ne reculant devant aucun sacrifice pour "laisser aux sportifs un bon souvenir de Londres", les gestionnaires de l'aéroport l'ont même décoré à la manière d'un parc londonien, avec pelouse, bancs et réverbères, sans oublier les fameuses boîtes postales rouges, emblématiques de la Grande-Bretagne. Pour faire encore plus vrai, des membres du personnel ont endossé la tenue de gardiens de parc.EuphorieAu total, 116.000 passagers devaient s'envoler d'Heathrow dans la journée, contre 95.00O habituellement. Le record du début des Jeux - 123.000 personnes le 29 juillet - ne devait toutefois pas être battu.L'aéroport londonien, déjà au bord de la congestion en temps normal, a réussi jusqu'à présent à faire mentir les pessimistes qui craignaient une grande pagaille dans les transports londoniens, considérés comme le principal talon d'Achille des Jeux.A la gare de St-Pancras, où les voyageurs se pressaient également, un train Eurostar spécial a été affrété pour assurer le retour des 550 membres de l'équipe de France.Pendant que le village olympique se vidait à toute vitesse, le pays était encore tout à l'euphorie des succès des athlètes britanniques et de quinze jours de compétition "éclatants", selon le mot du président Barack Obama, qui ont mis Londres "au centre du monde".Le Royaume-Uni est troisième au tableau des médailles, derrière les Etats-Unis et la Chine.C'était "un spectaculaire succès", s'est exclamé sur la BBC Tony Blair, qui était Premier ministre quand Londres avait remporté les Jeux en 2005.Les images du méga-concert de clôture donné dimanche soir devant 80.000 personnes chauffées à blanc au parc olympique, hommage à 60 ans de pop et de rock anglais, couvraient la Une des journaux. Et la presse rivalisait de superlatifs sur l'organisation sans faille des JO."Sans faute"Disant "Adieu aux Jeux glorieux", le Guardian saluait un "sans-faute" et "une success-story de deux semaines"."Merci, c'était un vrai feu d'artifice", s'enthousiasmait le Daily Telegraph, "deux semaines de spectacle incroyable qui ont dépassé tous nos rêves les plus fous"."Mais maintenant il faut revenir à la réalité", avertissait-il. Notamment économique car le gouvernement a beau espérer 16,5 milliards d'euros de retombées, les JO n'auront pas d'effet magique sur un pays en pleine récession, de l'avis des experts.Le flambeau des Jeux a été officiellement passé dimanche soir au Brésil qui accueillera ceux de 2016, comme le rappelaient les panneaux en forme de clin d'oeil pointant la direction de "Rio de Janeiro", à la gare de Stratford, près du site olympique.Mais Londres n'a pas dit son dernier mot: dans quinze jours, 7.000 athlètes et officiels convergeront à nouveau vers la capitale pour les Paralympiques, du 29 août au 9 septembre.2,1 millions de tickets ont déjà été vendus, contre 1,8 million seulement à Pékin en 2008. Et les organisateurs espèrent que l'enthousiasme suscité par les JO (plus de 7 millions de spectateurs) rejaillira sur les paralympiques, dont ils ambitionnent de faire "les plus importants" jamais organisés.

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