La Finlande AAA dans le camp des durs

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Jyrki Katainen, le premier ministre social démocrate, prône la rigueur budgétaire. Toutefois, en Finlande, on reste très attaché à la monnaie unique, même dans les rangs des eurosceptiques.

Après «Mme Nein» en Allemagne, voici «M. Ei» de Finlande. Le premier ministre, Jyrki Katainen, incarne la ligne dure au Conseil européen, hostile à tout: non à la taxe sur les transactions financières, non à la recapitalisation des banques espagnoles et un quasi-non au budget commun en zone euro. Au signal d'alarme du FMI sur le «tout austérité», le gouvernement finlandais prône la rigueur budgétaire.

«Il faut éviter la pensée keynésienne américaine, lance le ministre des Affaires européennes, Alexander Stubb. On ne peut pas avoir une croissance basée sur la dette.» Profondément européen, très attaché à l'euro, le ministre insiste sur le respect des critères de l'Union, d'un déficit public sous les 3 % du PIB et d'une dette à 60 %. «La Finlande, l'Allemagne, les Pays-Bas suivent parfaitement ces règles, pourquoi pas les autres», s'interroge-t-il. Jouant à fond l'orthodoxie, malgré le ralentissement économique et des critères déjà dans les clou

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