La finale est-elle vraiment déjà jouée ?

le
0
La finale est-elle vraiment déjà jouée ?
La finale est-elle vraiment déjà jouée ?

C'est presque Goliath contre David. La SIG, deuxième de la saison régulière, championne de France 2005, finaliste de la Leaders Cup en février dernier et coachée par l'entraîneur des Bleus, Vincent Collet, affrontera en finale à partir de mercredi la dernière équipe qualifiée pour play-offs. Modestes huitièmes au classement général et incontestables challengers sur le parquet du Rhenus ce mercredi soir, les Nanterriens enchaînent cependant exploit sur exploit. Et il semblerait que, désormais, rien ne leur est impossible.

« Ça n'est plus vraiment une surprise»

« Le Petit Poucet en finale ». C'est avec cette phrase que la JSF a fêté la qualification pour la première finale de play-offs de son histoire. Mais en ce jour de finale, pas sûr qu'on continue longtemps à l'appeler ainsi. En Pro A depuis seulement deux ans, Nanterre s'est en effet imposé presque tranquillement tout au long de ces phases finales, et Aymeric Jeanneau, le meneur strasbourgeois, en est bien conscient : « Nanterre est la surprise. Mais maintenant, ça n'est plus vraiment une surprise ! Parce qu'ils l'ont fait quatre fois quand même. Sur quatre matchs. C'est qu'il y a vraiment quelque chose. Comme l'équipe est en ce moment, il ne faut pas la regarder avec un classement de huitième, mais plutôt comme un finaliste qu'il va falloir tout simplement gagner ». Avec quatre victoires en quatre matchs, les Franciliens se présenteront en effet invaincus, tout comme leur rival. Mais ils se sont surtout payé le luxe d'éliminer coup sur coup Gravelines-Dunkerque, le premier de la saison régulière, et l'Elan Chalonnais, le champion de France en titre, le tout en deux semaines. Avant de bénéficier de l'avantage de jouer les deux derniers matchs à domicile, la JSF se présentera donc certainement sans pression et en pleine confiance sur le parquet alsacien.

Strasbourg à l'expérience

Huit ans après son premier sacre de champion de France, la SIG ne manque pas non plus d'arguments pour défendre ses chances. Vainqueur par deux fois face aux Nanterriens en saison régulière (87-68 au Rhénus, 79-69 à Nanterre), l'équipe de Vincent Collet reste le grand favori de cette finale. Avec des joueurs tels que Ricardo Greer et Alexis Ajinça, déjà présents en 2005, mais aussi avec Romain Duport et Jeff Greer, Strasbourg possède un grand avantage physique. « Strasbourg a des joueurs tellement physiques, avec notamment Ricardo Greer, que ça ne nous réussit pas » a déclaré l'entraîneur de la JSF, Pascal Donnadieu, quelque peu inquiet. Il faut dire que lors des précédentes oppositions entre les deux équipes, la paire Greer- Ajinça avait sérieusement fait souffrir la défense nanterrienne. Mais l'Américain Trenton Meacham croit au potentiel de son équipe : « Il faut être dur mentalement, physiquement et garder confiance, rester agressif sur chaque possession, c'est comme ça qu'on arrive à faire le bon choix quand l'équipe en a besoin. Strasbourg joue très bien au basket ces derniers temps et une fois encore, il nous faudra jouer à notre meilleur niveau pour espérer les battre ».Dans tous les cas, En se qualifiant pour la finale, Nanterre est assuré de disputer au moins le tour préliminaire de l'Euroligue. Et si l'entraîneur de la JSF, Pascal Donnadieu, avoue qu'« associer Euroligue à Nanterre, c'est quelque chose (qu'il doit) apprendre à faire », il va surtout falloir compter sur son équipe pour les prochaines années à venir.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant