La fin de la trêve approche à Gaza, pas de signe d'accord

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par Nidal al-Mughrabi et Stephen Kalin GAZA/LE CAIRE, 13 août (Reuters) - La trêve dans la bande de Gaza expire ce mercredi à 21h00 GMT et l'absence apparente de progrès dans les négociations indirectes au Caire entre Israéliens et Palestiniens fait craindre une reprise des hostilités. Les négociateurs israéliens sont revenus en Egypte après avoir passé la nuit en Israël. D'après une source diplomatique palestinienne, les négociations se poursuivent et les représentants palestiniens doivent de nouveau rencontrer les médiateurs égyptiens. En public, négociateurs israéliens et palestiniens restaient muets mercredi sur la perspective d'un accord au sujet d'une cessation durable des hostilités. Depuis le déclenchement le 8 juillet de l'opération "Bordure protectrice" par Israël pour mettre fin aux tirs de roquettes en provenance de Gaza, 1.945 Palestiniens ont été tués, dont une majorité de civils, selon les services de secours. Israël a pour sa part fait état de 67 morts, dont 64 militaires. En visite mardi sur une base navale, le ministre israélien de la Défense, Moshe Yaalon, a demandé aux forces armées israéliennes de se tenir prêtes à une reprise des hostilités. Un précédent cessez-le-feu de trois jours, du 5 au 8 août, a expiré sans aboutir à un accord durable. Les deux camps ne discutent pas directement mais par l'intermédiaire de médiateurs égyptiens. BLOCUS La délégation palestinienne comprend des représentants du Hamas, mouvement islamiste contrôlant la bande de Gaza et prônant la destruction d'Israël. L'Etat hébreu considère de son côté le Hamas comme une organisation terroriste. Le Hamas et ses alliés réclament la levée du blocus imposé à la bande de Gaza par Israël et l'Egypte. L'Etat hébreu et Le Caire, où le pouvoir soutenu par les militaires est aussi hostile aux islamistes du Hamas, continuent de limiter l'accès à Gaza, de crainte de voir les activistes palestiniens reconstituer leur arsenal avec des armements en provenance de l'étranger. Israël exige aussi des garanties sur le fait que les matériaux de construction susceptibles d'être acheminés à Gaza, dévastée par les bombardements israéliens, ne soient pas utilisés par les activistes palestiniens pour creuser de nouveaux tunnels leur permettant de s'infiltrer sur son territoire. La délégation palestinienne a accepté que les opérations de reconstruction à Gaza soient dirigées par le gouvernement d'union composé de technocrates nommé en juin par le Hamas et le Fatah, mouvement nationaliste du président Mahmoud Abbas basé en Cisjordanie. Le Hamas souhaite aussi la création d'un port dans la bande de Gaza. Pour Israël, ce projet doit être examiné dans le cadre élargi de futures négociations sur un accord de paix permanent avec les Palestiniens. (Agathe Machecourt et Bertrand Boucey pour le service français)

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