La filière coton à l'heure des choix en Tanzanie

le
0

(Commodesk) La production de coton en Tanzanie, qui emploie 500.000 paysans et fait vivre un tiers de la population, est à un tournant. Le gouvernement doit choisir entre deux options, confier la filière aux agriculteurs, ou laisser la main aux négociants.

La filière a reçu l'appui d'une fondation charitable britannique, proposant une formule de contrats annuels, des intrants et des conseils aux agriculteurs. Toutefois, l'extension à tout le pays lors de la campagne 2011/2012 du programme pilote appliqué au départ dans deux districts a dérangé les intérêts des intermédiaires. Si les paysans gagnent plus, les négociants perdent des marges.

L'initiative, approuvée par le Tanzania Cotton Board régulant la filière, a permis d'augmenter la production et simplifié les circuits commerciaux. Les paysans sont invités à constituer des groupements de productions de 50 à 60 agriculteurs, qui négocient directement avec les égreneurs. C'est à ce niveau que les intermédiaires faisaient des bénéfices inconsidérés, en utilisant parfois des méthodes douteuses, d'après les paysans interrogés par le quotidien The Guardian.

Le ministère de l'Agriculture a décrit les contrats annuels comme une façon de redonner le pouvoir aux paysans sur leurs récoltes, mais aimerait modifier des points du programme au niveau de la commercialisation, ce qui parait plutôt aller dans le sens des acheteurs.

Les négociants veulent pouvoir acheter librement directement au producteur, au bord du champ, en dehors des contrats annuels. Mais ils ne fournissent pas à la filière les moyens de se financer.

La Tanzanie est le 6ème producteur africain (à égalité avec le Bénin), avec 87.000 tonnes de coton produites l'an dernier. Son principal rival commercial à l'exportation est le Zimbabwe (103.000 tonnes).

Les producteurs tanzaniens cultivent de petites surfaces de l'ordre d'un hectare par famille, avec un rendement de 560 à 750 kilo de coton par an.

Valeur associée
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant