La filière automobile en France invitée à se diversifier

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LA FILIÈRE AUTOMOBILE FRANÇAISE INVITÉE À SE DIVERSIFIER
LA FILIÈRE AUTOMOBILE FRANÇAISE INVITÉE À SE DIVERSIFIER

PARIS (Reuters) - La filière automobile française doit se diversifier hors de l'automobile et poursuivre sa consolidation si elle veut survivre au marasme du marché auto français, a déclaré mercredi le président de la Plateforme de la filière automobile, Michel Rollier.

La PFA, qui tient ses ateliers à Paris, abordera le sujet avec le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, lors d'un conseil stratégique de la filière prévu mi-décembre. Elle entend aussi mettre sur pied d'ici la fin de l'année une équipe dédiée à la question, et qui sera pilotée par une personnalité de l'automobile.

"Il y a des surcapacités en France dans un certain nombre de métiers. Il est clair que les entreprises qui sont totalement tournées vers la France sont face à un marché qui est ce qu'il est, qui n'est pas ce qu'il était il y a dix ans", a dit à la presse Michel Rollier, ancien gérant de Michelin.

"Un des devoirs, c'est de les aider, pendant qu'il est encore temps, soit à se diversifier, soit à se rapprocher", a-t-il ajouté. "Ça ne veut pas dire qu'il faut être toujours des géants, mais que dans un certain nombre de domaines il faut avoir une taille critique, c'est une consolidation positive."

La sous-traitance automobile emploie 240.000 personnes en France. Malgré une vague de restructuration et de consolidation lors de la crise de 2008-2009, la filière compte encore pas moins de 5.000 sites industriels de toutes tailles.

Les entreprises très exposées à la France sont à la peine, d'autant que le marché national reste morose. En marge des ateliers, le président du Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA) a dit que la prévision d'une croissance de 2% sur l'ensemble de 2014 serait probablement revue à la baisse lundi prochain, date de la publication des immatriculations de voitures neuves pour le mois de novembre.

Dans ce contexte, Michel Rollier encourage les sous-traitants automobiles à se diversifier vers des secteurs comme l'aéronautique, le médical, l'éolien ou le nucléaire. Au sein de la filière, l'activité d'emboutissage compte toujours des surcapacités de production, alors que les métiers des fixations ou de la forge-fonderie se sont déjà beaucoup diversifiés ou restructurés.

"La diversification commence déjà par diversifier son portefeuille de clients", a précisé Bernard Million-Rousseau, directeur général de la PFA, "parce que certaines entreprises sont trop franco-françaises, quand elles ne sont pas mono-clients PSA ou Renault."

(Gilles Guillaume, édité par Jean-Michel Bélot)

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  • faites_c le mercredi 26 nov 2014 à 15:08

    Quasi cent ans pour apprendre qu'il faut avoir un portefeuille de clients diversifiés et pas tous ses oeufs dans le même panier! Les entreprises qui n'appliquent pas ces principes et qui disparaissent n'ont que ce qu'elles méritent et ce d'autant plus que les constructeurs automobiles imposent des conditions inacceptables à leurs fournisseurs depuis plusieurs dizaines d'années!

  • jpdeniel le mercredi 26 nov 2014 à 14:30

    franchement ... les banques font de l'assurance ... les assurance font de la banque .... maintenant ceux qui font des voitures ... vont faire de la banque et de l'assurance ... bientot on aura des voiture Société générale ... qui feront de la vente à découvert quand on ralenti et utilise l'effet de levier quand on accélère ... nous on fait des toits en ardoises ... on va en faire ... en billet de banque ...