La filière agricole ivoirienne avance avec le soutien de la Banque mondiale

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(Commodesk) La vice-présidente de la Banque mondiale (WB) pour la Région Afrique, Obiageli Ezekwesili, s'est rendue récemment en Côte d'Ivoire (fin octobre), pour suivre les progrès réalisés six mois après la crise postélectorale qui a secoué le pays. Plusieurs axes sont prioritaires pour la WB, après son dernier don de 150.000 dollars : mauvaise gouvernance économique, manque de transparence dans l'utilisation des ressources naturelles et d'efficacité des financements, en particulier en ce qui concerne les réformes engagées dans les filières agricoles très prisées du cacao et du café ivoiriens. En 2010, près d'un quart du PIB ivoirien reposait sur l'agriculture, qui fait travailler 66% de la population active (21 millions d'habitants), selon les derniers chiffres transmis par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Ce secteur contribue également pour 70% aux recettes nationales d'exportation. Les cultures de rente, dominées par le cacao et le café, participent à 50% de la valeur ajoutée agricole. Le cacao ivoirien représente ainsi un tiers de la production mondiale, soit 1,5 millions de tonnes en 2010, selon l'Organisation internationale du cacao (ICCO). Mais sa productivité est près de deux fois inférieure à celle des autres pays : verger vieillissant, plants à faible rendement, revenus des paysans sous-évalués. La Côte d'Ivoire, où 75% de ses 330.000 km2 sont des terres arables, pourrait doubler sa production en 10 ans, affirme la Fondation Houphouët-Boigny. A condition d'avancer aussi sur deux autres chantiers agricoles : la lutte contre les importations frauduleuses massives et une participation plus importante des femmes.
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