«La figure du poilu a traversé le siècle»

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INTERVIEW - Nicolas Beaupré est maître de conférences en histoire à l'université Blaise-Pascal à Clermont-Ferrand et membre du Centre international de recherche de l'Historial de la Grande Guerre. Il a publié de nombreux ouvrages sur 14-18.

LE FIGARO. - Quelles sont les images les plus fortes qui restent de cette période?

Nicolas BEAUPRÉ. - Une mémoire collective génère des images partagées. Aujourd'hui, en France, la figure centrale est sans conteste le poilu. Héros au début de la guerre, il est plutôt, cent ans après, le symbole d'une jeunesse sacrifiée. Les monuments aux morts, comme lieux de mémoire, représentent cette perte. Ils ont été érigés dès les lendemains du conflit, le plus souvent par souscriptions publiques, afin de compenser l'absence des corps des morts restés sur les champs de bataille. Leur construction fut un geste politique mais il répondait avant tout à une demande forte des familles. Grâce aux m...

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