La Fifa réforme ses statuts pour moraliser son fonctionnement

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 (Actualisé avec détails des réformes, déclarations) 
    par Brian Homewood 
    ZURICH, 3 décembre (Reuters) - La commission exécutive de la 
Fifa a approuvé jeudi à l'unanimité un ensemble de réformes 
visant à moraliser le fonctionnement de la Fédération 
internationale de football prise dans une série d'affaires de 
corruption. 
    Parmi les propositions, la commission exécutive prévoit de 
limiter les mandats des hauts responsables, dont celui du 
président de l'instance mondiale, et d'imposer une séparation 
entre les fonctions politiques et les activités de gestion. 
    Ces mesures seront présentées lors du congrès électif 
extraordinaire convoqué pour le mois de février qui doit 
désigner un nouveau président en remplacement de Sepp Blatter 
qui a décidé de quitter ses fonctions. 
    "Ces réformes vont dans le sens d'une amélioration de la 
gouvernance de la Fifa, d'une plus grande transparence et de 
plus de responsabilité", a déclaré le président par intérim Issa 
Hayatou dans un communiqué. 
    "Elles marquent une étape importante sur la voie d'un 
rétablissement de la crédibilité de la Fifa en tant 
qu'organisation sportive moderne, fiable et professionnelle", 
a-t-il ajouté. 
    Les dirigeants de l'instance mondiale, y compris son 
président, ne pourront pas exercer plus de trois mandats de 
quatre années chacun et tout élu fera l'objet d'une enquête de 
moralité avant de pouvoir prendre ses fonctions. 
    Les compétences politiques et les activités de gestion, qui 
sont actuellement concentrées aux mains de la commission 
exécutive, seront désormais dissociées. 
     
    LE MONDIAL RESTE À 32 PAYS 
    Un conseil de la Fifa, qui remplacera la commission 
exécutive, aura la responsabilité de "fixer les orientations 
stratégiques globales de l'organisation tandis que le 
secrétariat général contrôlera les activités opérationnelles et 
commerciales pour mettre en pratique cette stratégie". 
    De plus, chaque fédération continentale aura parmi ses 
représentants au moins une femme. 
    La Fifa a renoncé à se prononcer dans l'immédiat sur une 
proposition d'élargissement de la phase finale de la Coupe du 
monde de 32 à 40 nations. 
    "Il n'y a pas de décision sur cette proposition mais il y 
aura de nouveaux débats", précise la fédération internationale. 
De nombreux dirigeants estiment que le format à 32 est celui qui 
convient le mieux et que l'inclusion de nouvelles équipes 
entraînerait une baisse de la qualité du tournoi ainsi des 
problèmes de gestion de l'événement. 
    La crise dans laquelle se trouve plongée la Fifa a connu un 
nouveau rebondissement jeudi avec les arrestations de deux 
responsables dans un hôtel de Zurich. 
    "Les deux responsables de la Fifa qui ont été arrêtés à 
Zurich à la demande de l'Office fédéral de la justice ont été 
entendus par la police cantonale dans le cadre de mandats 
d'arrêt américains", a indiqué l'OFJ. "Ils ont exprimé leur 
opposition à une extradition vers les Etats-Unis". 
    L'OFJ a précisé que les deux responsables appréhendés sont 
le Hondurien Alfredo Hawit, président de la Concacaf 
(Confédération de football d'Amérique du Nord, centrale et des 
Caraïbes) et le Paraguayen Juan Angel Napout, président de la 
Conmebol (Confédération sud-américaine de football). 
        
 
 (Joshua Franklin; Pierre Sérisier pour le service français) 
 
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