La FIFA réforme ses statuts pour moraliser son fonctionnement

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UN TRAIN DE RÉFORMES À LA FIFA POUR MORALISER SON FONCTIONNEMENT
UN TRAIN DE RÉFORMES À LA FIFA POUR MORALISER SON FONCTIONNEMENT

par Brian Homewood

ZURICH (Reuters) - La commission exécutive de la FIFA a approuvé jeudi à l'unanimité un ensemble de réformes visant à moraliser le fonctionnement de la Fédération internationale de football prise dans une série d'affaires de corruption.

Parmi les propositions, la commission exécutive prévoit de limiter les mandats des hauts responsables, dont celui du président de l'instance mondiale, et d'imposer une séparation entre les fonctions politiques et les activités de gestion.

Ces mesures seront présentées lors du congrès électif extraordinaire convoqué pour le mois de février qui doit désigner un nouveau président en remplacement de Sepp Blatter qui a décidé de quitter ses fonctions.

"Ces réformes vont dans le sens d'une amélioration de la gouvernance de la FIFA, d'une plus grande transparence et de plus de responsabilité", a déclaré le président par intérim Issa Hayatou dans un communiqué.

"Elles marquent une étape importante sur la voie d'un rétablissement de la crédibilité de la Fifa en tant qu'organisation sportive moderne, fiable et professionnelle", a-t-il ajouté.

Les dirigeants de l'instance mondiale, y compris son président, ne pourront pas exercer plus de trois mandats de quatre années chacun et tout élu fera l'objet d'une enquête de moralité avant de pouvoir prendre ses fonctions.

Les compétences politiques et les activités de gestion, qui sont actuellement concentrées aux mains de la commission exécutive, seront désormais dissociées.

LE MONDIAL RESTE À 32 PAYS

Un conseil de la FIFA, qui remplacera la commission exécutive, aura la responsabilité de "fixer les orientations stratégiques globales de l'organisation tandis que le secrétariat général contrôlera les activités opérationnelles et commerciales pour mettre en pratique cette stratégie".

De plus, chaque fédération continentale aura parmi ses représentants au moins une femme.

La FIFA a renoncé à se prononcer dans l'immédiat sur une proposition d'élargissement de la phase finale de la Coupe du monde de 32 à 40 nations.

"Il n'y a pas de décision sur cette proposition mais il y aura de nouveaux débats", précise la fédération internationale. De nombreux dirigeants estiment que le format à 32 est celui qui convient le mieux et que l'inclusion de nouvelles équipes entraînerait une baisse de la qualité du tournoi ainsi des problèmes de gestion de l'événement.

La crise dans laquelle se trouve plongée la FIFA a connu un nouveau rebondissement jeudi avec les arrestations de deux responsables dans un hôtel de Zurich.

"Les deux responsables de la FIFA qui ont été arrêtés à Zurich à la demande de l'Office fédéral de la justice ont été entendus par la police cantonale dans le cadre de mandats d'arrêt américains", a indiqué l'Office fédéral helvétique de la justice (OFJ). "Ils ont exprimé leur opposition à une extradition vers les Etats-Unis".

L'OFJ a précisé que les deux responsables appréhendés sont le Hondurien Alfredo Hawit, président de la Concacaf (Confédération de football d'Amérique du Nord, centrale et des Caraïbes) et le Paraguayen Juan Angel Napout, président de la Conmebol (Confédération sud-américaine de football).

(Joshua Franklin; Pierre Sérisier pour le service français)

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