La FIFA accuse Blatter et Valcke d'enrichissement personnel

le , mis à jour à 16:30
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BLATTER ET VALCKE ACCUSÉS D'ENRICHISSEMENT PERSONNEL PAR LA FIFA
BLATTER ET VALCKE ACCUSÉS D'ENRICHISSEMENT PERSONNEL PAR LA FIFA

ZURICH (Reuters) - L'ancien président de la Fédération internationale de football (FIFA) Sepp Blatter, son ancien secrétaire général Jérôme Valcke et un troisième cadre de l'organisation se sont "coordonnés" pour s'enrichir en augmentant leurs salaires et leurs primes, a annoncé la FIFA vendredi.

La plus haute instance du football mondial a révélé que les trois hommes avaient reçu 79 millions de francs suisses (71,29 millions d'euros) en cinq ans.

Elle dit avoir transmis ces informations à la justice suisse et à son homologue américaine.

Sepp Blatter ne souhaite pas commenter ces informations, a fait savoir son porte-parole. Ni Jérôme Valcke, ni Markus Kattner, ancien directeur financier et vice-secrétaire général, n'ont pu être joints.

La FIFA explique que l'enquête conduite par ses juristes a "démontré des manquements au devoir de loyauté". Elle précise que ses découvertes n'en sont qu'à un stade préliminaire et que l'enquête se poursuivrait.

Selon la FIFA, avant 2013, "ceux qui signaient les contrats étaient également ceux qui les approuvaient". "Ils avaient l'autorité dont ils avaient besoin et ils ont tout simplement informé la comptabilité et les services des ressources humaines, le service chargé des contrats de travail à la FIFA et qui dépendait de M. Kattner, la somme à payer et à qui la verser."

Des questions se posent également sur le service chargé de superviser les salaires des cadres à partir de 2013, poursuit-elle.

Sepp Blatter a été suspendu de toute fonction liée au football pour huit ans, une sanction ultérieurement ramenée à six ans. Jérôme Valcke a été suspendu pour 12 ans, tandis que Markus Kattner a été congédié le 23 mai dernier.

Les autorités suisses ont par ailleurs annoncé, vendredi également, avoir effectué jeudi des perquisitions au siège de la FIFA. Des documents et des données numériques ont été saisis.

Elles ont précisé que le nouveau président de la FIFA, Gianni Infantino, n'était pas visé par l'enquête en cours.

(Brian Homewood et Martyn Herman,; Nicolas Delame pour le service français)

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