La fièvre retombe à la Bourse de Paris qui clôture en baisse de 0,28%

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La Bourse de Paris, qui avait rapidement écarté les craintes suscitées par l'élection de Donald Trump à la tête des Etats-Unis a finalement reculé jeudi (-0,28%), tempérant ses ardeurs après avoir frôlé ses plus hauts de l'année en séance.

L'indice CAC 40 a perdu 12,53 points à 4.530,95 points, dans un volume d'échanges élevé de 6,5 milliards d'euros. La veille, le marché parisien avait nettement progressé de 1,49%.

Parmi les autres marchés européens, Francfort a perdu 0,15%, Londres cédant 1,21%. Par ailleurs, l'Eurostoxx 50 a reculé de 0,32%.

La cote parisienne a ouvert dans le vert, allant jusqu'à flirter avec ses plus hauts de l'année avant de basculer en territoire négatif. Le Dow Jones a évolué quant à lui à des niveaux sans précédent jeudi à l'ouverture de Wall Street.

Il y a la "volonté de reprendre son souffle et de calmer le jeu après la hausse assez exceptionnelle d'hier", souligne auprès de l'AFP Andrea Tuéni, un analyste de Saxo Banque, qui relève par ailleurs "un réel intérêt des investisseurs" se traduisant dans "des volumes d'échanges importants".

Ce mouvement est "logique après une telle poussée", commente pour sa part auprès de l'AFP Alexandre Baradez, un analyste de IG France, qui évoque également quelques "prises de bénéfices".

Barack Obama recevait jeudi dans le Bureau ovale Donald Trump, dont la retentissante élection continue de provoquer une onde de choc, à travers les Etats-Unis et le monde.

Globalement, le marché a d'abord bien accueilli "un discours de Trump plus rassurant que ce qu'on a pu voir pendant la campagne présidentielle", rappelle M. Tuéni.

"Sur des marchés financiers privés de visibilité, les investisseurs réagissent à court terme à ce qu'ils pensent être l'hypothèse dominante, à savoir l'application par Trump d'une politique pro-business, à base de moins d'impôts et d'Etat", expliquent pour leur part les stratégistes du courtier Aurel BGC.

"Mais pour que la hausse se poursuive sur les marchés à court terme, il faut maintenant du concret. Les investisseurs devraient décortiquer les propos de Trump et des membres qui sont favoris pour figurer dans son administration", ajoutent-ils.

Les investisseurs avaient par ailleurs quelques indicateurs à se mettre sous la dent dans une séance qui était également animée par plusieurs publications d'entreprises.

Les inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis ont reculé plus fortement que prévu pour retrouver leur niveau d'il y a six semaines. En France, la production industrielle s'est affichée en repli de 1,1% en septembre.

Sur le plan des valeurs, le secteur bancaire a profité d'une remontée franche des taux d'emprunt sur le marché de la dette souveraine. Société Générale a progressé de 3,42% à 40,21 euros et BNP Paribas de 1,11% à 55,41 euros.

Vivendi a bondi (+8,99% à 19,70 euros) après être repassé dans le vert au troisième trimestre avec un bénéfice net de 264 millions d'euros.

Legrand a gagné 4,48% à 53,88 euros grâce au relèvement de ses objectifs d'activité et de marge pour 2016, après des résultats supérieurs aux attentes sur les neuf premiers mois de l'année.

Carrefour a cédé 4,64% à 22,48 euros alors que le ministère de l'Economie a annoncé avoir assigné le distributeur devant le tribunal de commerce de Paris "pour des pratiques commerciales abusives" dans le cadre des négociations annuelles avec ses fournisseurs.

Engie a fini en fort repli de 7,65% à 11,78 euros, pâtissant de résultats globalement en baisse sur les neuf premiers mois de l'année.

Renault a baissé de 3,58% à 72,70 euros alors que la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes a décidé de transmettre au parquet de Nanterre les conclusions de son enquête sur les émissions polluantes des véhicules diesel de l'entreprise au Losange.

Arkema a pris 1,20% à 87,17 euros grâce à un bénéfice net en hausse de 57,4% au troisième trimestre.

Lagardère a été porté 1,12% à 23,10 euros par un chiffre d'affaires consolidé en hausse de 7% au troisième trimestre à 1,976 milliard d'euros.

Europcar a grimpé de 1,62% à 8,30 euros grâce à un chiffre d'affaires en hausse de 2,1% pour le troisième trimestre, à 707 millions d'euros, et la confirmation de l'ensemble de ses objectifs financiers pour l'année en cours.

Latécoère a décollé (+7,03% à 3,50 euros), soutenu par un chiffre d'affaires en hausse de 8,6% au cours des neuf premiers mois de l'année 2016.

Rubis a été à l'inverse mal orienté (-7,87% à 74,60 euros), affaibli par un chiffre d'affaires en baisse de 9% au troisième trimestre.

cc/pan/aro


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