La fiche du Paris Saint-Germain

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Jean de la Fontaine est formel : pour gagner, "rien ne sert de courir ; il faut partir à point". Ou, comme ce bon vieux Jeannot d'ailleurs, avoir les poches bien pleines pour se payer tout plein de passe-droits. Le PSG est de ceux-là. À lui le coupé cabriolet, aux autres la course à pied.

La carte postale de l'été, format A4 imprégnée de parfum

"Chers tous,

Je ne vous demande pas comment vous allez, car je connais déjà la réponse. Mal, comme d'habitude. Depuis mon transat en fibres importées de Mésopotamie, planté sur le sable blanc d'une plage des Maldives, je vous ai observés, vous qui êtes sans le sou, vous débattre entre les parasols de la Grande Motte. Remarque, il y en a bien quelques-uns parmi vous qui ont réussi à arnaquer un car de touristes anglais. Mais dans l'ensemble, vous ne valez pas mieux qu'une vulgaire bande de vendeurs de beignets. Je vous avoue que je ne me fais plus d'illusion. À l'image de la queue devant ce que vous osez encore appeler le Pôle Emploi, je sais bien que la majeure partie d'entre vous espère toujours que je lui fasse un joli virement pour pouvoir sortir la tête de l'eau et emmener madame dorer sa cellulite sur une plage corse. Voire tropézienne, pour les mieux lotis d'entre vous. Oui, là je parle de toi, Jean-Michel. Mais non. Rien, nada, nothing, لا شيء. Tes joueurs comme ceux des autres ne valent même pas le cocktail que Svetlana est en train de siroter à côté de moi. Encore moins une nuit avec elle. Dois-je vraiment vous rappelez que vos domestiques low cost ne sont pas assez éduqués pour aider le petit Marco et mon beau Javier à gagner la ligue des Champions ?



Et c'est d'ailleurs pour cette raison que je m'adresse à vous tous. N'oubliez pas que, contrairement à vous, je suis en mission. Alors ne venez plus me faire chier avec vos histoires de calendrier, de pelouses insalubres dès le mois d'octobre, ou de la suspension d'un Nabil Fékir pour un match en carton. Oui Jean-Michel, c'est encore à toi que je m'adresse. De toute façon, dites-vous bien que, d'une manière ou d'une autre, je décide d'à peu près tout vous concernant. Que ça vous plaise ou non, grâce à mes danseuses brésiliennes, mon hibou maléfique, mes poètes argentins, mon randonneur suédois et Blaise Matuidi, je suis devenu le seul club français qui compte à l'international. Je suis la France. Et je sais que ça vous emmerde. Quoi ? Vous n'avez pas vu tous ces petits asiatiques qui portent mon…






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