La FFBB et les clubs de moins en moins sur la même longueur d'onde européenne

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La FFBB et les clubs de moins en moins sur la même longueur d'onde européenne
La FFBB et les clubs de moins en moins sur la même longueur d'onde européenne

Alors que la FFBB avait décrété que les clubs français participant aux futures Euroligue et Eurocoupe, donc refusant la future Basketball Champions League voulue par la FIBA Europe, seraient exclus du championnat de France, les présidents de clubs appellent la Fédération à revoir sa position face aux récentes propositions des organisateurs de l'Euroligue.

Le futur du basketball européen de clubs est toujours plus flou. Face à une volonté des organisateurs de l’Euroligue de faire de leur compétition phare une ligue quasiment fermée et réservée aux meilleurs clubs européens, la Fédération française de basketball avait décrété, dans l’aspiration de la FIBA Europe, de sanctionner tout club désirant rester dans le giron de l’Euroligue la saison prochaine. La Ligue nationale de basket et les clubs professionnels français s’étaient rangés du côté de la FFBB mais cette belle union semble s’effriter face aux récentes propositions faites par les organisateurs de l’Euroligue à l’occasion d’une réunion à Barcelone ce lundi, à laquelle des représentants de Strasbourg et Limoges étaient conviés.

Une Eurocoupe plus ouverte et offrant accès à l’Euroligue

Les onze plus importants clubs européens (l’Efes Istanbul, le CSKA Moscou, Milan, le FC Barcelone, Fenerbahçe, Vitoria, le Maccabi Tel Aviv, l’Olympiacos Le Pirée, le Panathinaikos, le Real Madrid et le Zalgiris Kaunas) auraient droit à une participation automatique et perpétuelle, mais les cinq dernières places seraient dévolues aux champions d’Allemagne, d’Espagne, de la Ligue d’Europe de l’Est et de la Ligue Adriatique mais aussi au vainqueur de l’Eurocoupe la saison précédente. Et c’est ce point qui provoque un début de division au sein du basketball français. Car des clubs français sont susceptibles d’être invités à participer à cette Eurocoupe nouvelle formule à 24 clubs, qui offrirait au vainqueur un billet pour la grande ligue européenne. Mais, ce que notent les présidents de clubs français et la LNB, c’est qu’un tel format aurait un impact non négligeable sur la Basketball Champions League voulue par la FIBA et soutenue par la FFBB et la LNB, qui doit être présentée à la mi-avril à Paris.

Une Champions League avec le 40eme club européen et au-delà ?

Car la crainte des clubs français, s’ils continuent dans la voie de refuser d’entrer dans le système semi-fermé et sur invitation voulu par l’Euroligue, c’est de participer à une compétition européenne présentée comme le deuxième échelon européen mais qui sera, dans les faits, le troisième niveau et ne comprenant pas de clubs présents dans le Top 40 en Europe. « Les clubs français seraient-ils invités à participer à une compétition qui ne réunirait que les clubs européens au-delà de la 40ème place (16 clubs en Euroligue et 24 clubs en Eurocoupe), sans même évoquer ici un 4eme échelon, ont déclaré dans un communiqué commun sous l’égide de la LNB les présidents des clubs français présents au comité directeur de la Ligue. Cette situation signifierait un coup d’arrêt dans la progression des clubs français au niveau européen et la remise en cause profonde de leur business model. Cela serait aussi un frein au développement de nos potentiels joueurs internationaux, et donc serait contraire, à terme, aux intérêts de l’équipe de France. »

Les clubs français vers la rébellion ?

Un revirement de situation qui pousse les clubs à demander à la Fédération française de revoir sa position quant à l’avenir de la participation des clubs français aux compétitions européennes. Et parmi les clubs français à prendre position, on retrouve l’ASVEL. Par la voix de son président Tony Parker, le club rhodanien confirme que s’il était invité à participer à l’Eurocoupe ou à l’Euroligue à l’avenir, il ferait fi d’éventuelles sanctions de la FFBB. « Ce n’était pas dans nos plans de participer à la troisième compétition européenne ; le projet et le niveau Euroligue a toujours été notre ambition. Dans la lignée de notre objectif initial nous maintenons notre volonté de participer à l’Euroligue ou à l’Eurocoupe qui constituent actuellement les plus hauts niveaux du basket européen, assure le président de l’ASVEL, et meneur des San Antonio Spurs, dans un communiqué du club. Ce choix est assumé et réfléchi, et si d’éventuelles sanctions venaient à être prises par les instances nous devrons en assumer les conséquences. Le basket français doit impérativement participer aux plus grandes compétitions européennes et donc son avenir est pour moi une priorité. » La Basketball Champions League part toujours plus sur un mauvais pied, et rien n’indique que le projet de la FIBA, dans l’aspiration de sa FIBA Europe Cup, aille à son terme.

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