La fête des voisins est aussi un rendez-vous commercial pour les entreprises

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Vendredi, la SNCF fêtera les voisins dans ses wagons-bars pour la deuxième fois. Et elle n'est pas la seule entreprise à profiter de l'évènement. Carrefour, Koolicar, Liebig ou Century 21 s'y sont aussi associées. Une façon pour ces sociétés de soutenir leurs ventes, en relayant des valeurs de partage et de solidarité.

La Saint Patrick, Halloween, la Saint Valentin, la fête des mères, la fête des grands-mères... le calendrier regorge de ces journées qui permettent aux entreprises de témoigner de leurs engagements et de leurs valeurs. La fête des voisins en fait désormais partie. Initiée en 1999, elle est aujourd'hui ancrée dans les moeurs françaises, à tel point que les entreprises se sont mises à la célébrer autant que les quartiers. A l'instar de nombreuses entreprises, la SNCF réitère pour la deuxième fois sa campagne à bord des TGV.

«Il suffit d'oser ... dire bonjour, sourire, donner un coup de main ou en demander un. Un acte de bienveillance en amène un autre et tout le monde y gagne.» Atanase Périfan est le créateur de cette campagne contre l'isolement, autrement appelée fête des voisins. A la SNCF, le principe est simple, les voyageurs sont invités à partager gâteaux, boissons et autres mets dans le wagon-bar du TGV, histoire de passer un moment convivial. «Ce partenariat avec l'association Voisins Solidaires, entre dans notre programme «Voisins à bord» initié l'année dernière. Nous répondons à ce que les voyageurs nous demandent: une plus grande solidarité, et un moment convivial pour ceux qui le souhaitent», explique un porte-parole de la SNCF.

L'enseigne de grande distribution Carrefour s'est aussi associée à la fête et offre pour l'occasion des réductions sur des produits ciblés: biscuits apéritifs, boissons, en clair, tous les ingrédients d'une fête au sein d'un immeuble. De la même façon, Liebig et Century 21 en profitent pour monter des opérations spéciales. Enfin, Koolicar, une plateforme d'autopartage de véhicules, saisit cette opportunité pour afficher ses convictions. «Nous revendiquons les mêmes valeurs de confiance, de solidarité et de partage, avons la même cible de clients et la même philosophie que la fête des voisins. Cette association était donc importante pour nous», explique Frédérique Lorentz, directrice marketing de la start-up.

Entretenir une image, augmenter son trafic

D'un côté, il y a ce que la fête des voisins affiche, les valeurs de partage, de solidarité et de confiance. De l'autre, il y a ce que l'on voit moins: les bénéfices qu'en tirent les entreprises. Derrière la mise en avant de tout un panel de valeurs, c'est aussi l'occasion pour ces sociétés de soigner leur image. «Cette opération «Voisins à bord» n'est pas une nouvelle façon pour nous de vendre des billets. L'objectif est de permettre aux voyageurs de mieux vivre l'expérience du voyage», explique-t-on à la SNCF. Une attention, une marque de sympathie ou une aide ponctuelle sont autant de facteurs qui incitent le voyageur à revenir.

Pour Koolicar, cette fête est aussi l'occasion de se faire connaître. «Cette association à la fête des voisins nous permet d'acquérir une plus grande notoriété. Notre trafic a augmenté depuis quelques jours, certainement grâce à ce partenariat. L'objectif second, c'est que les gens utilisent le service, c'est important que les collectivités commencent à nous connaître et nous adoptent dans leurs villes», confie Frédérique Lorentz.

Reste à voir maintenant si la fête des voisins est en passe de devenir une nouvelle sorte de Saint Patrick, un rendez-vous de fête devenu incontournable, ou de Saint Valentin, ce marketing de l'amour qui pousse à la consommation.

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