La fête aurait pu être plus belle

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La fête aurait pu être plus belle
La fête aurait pu être plus belle
Vendredi à Rio, on était loin de l'ambiance des grands soirs dans un Maracaña qui n'a plus sa dimension et son aura d'antan. L'horaire du match n'a pas aidé également les joueurs à réaliser un match d'anthologie.

Le groupe vit bien, mais il meurt bien aussi. Après ce France-Allemagne, hormis Olivier Giroud, qui était agacé en zone mixte parce qu'un confrère souriait d'une blague et le prenait contre lui, les Bleus ont été à l'image de ce qu'ils ont montré dans cette campagne brésilienne. Abordables, sympathiques et disponibles. Bien loin du climat délétère entourant leur fin de compétition lors de l'Euro 2012. Et ceci malgré un résultat plutôt satisfaisant en Ukraine. Mais voilà, l'aventure 2014 est terminée et il faudra s'appuyer sur le groupe actuel pour aller chercher le sacre à la maison. Ce fut le cas en 1984, où les Bleus avaient su évacuer la déception de Séville pour conquérir l'Europe deux ans plus tard.

Aucun but en deux matchs au Maracaña

Ce vendredi, les Bleus n'ont pas su élever suffisamment leur niveau de jeu pour contrarier l'inéluctable destin proposé. Le manque d'expérience sans doute, comme l'ont raconté les joueurs et le coach après le match dans ce Maracaña qui n'a pas souri aux Bleus, incapables de marquer en deux rencontres à Rio (face aux Equatoriens et contre les Allemands). Parlons en du Maracaña... Dans un pays qui transpire le football, on a encore eu confirmation que l'ex-stade mythique est devenu un parc d'attractions, plus qu'autre chose. Sur les 78 000 supporters, la plupart étaient colombiens, japonais, argentins ou surtout brésiliens. Du coup, les supporters français ont eu peu voix au chapitre. Plus nombreux, les Allemands non plus. Surtout quand les Brésiliens, en ce jour férié (puisque la Seleçao jouait), décident de supporter leur équipe nationale...

Pourquoi jouer à 13 heures ?

Dans le métro, déjà, on a senti que ce n'était pas l'ambiance des grands matchs. Une ambiance de kermesse régnait, bien loin de l'électricité qu'on peut ressentir dans les grands débats européens. La chaleur et l'humidité importante ont joué. La bière, qu'on vent à profusion dans cette compétition, n'a pas aidé non plus à offrir au monde l'image d'une grande partie. La seconde période a même débuté devant une chambrée très dégarnie, le public étant parti chercher de l'ombre... aux buvettes ou aux toilettes. Bref, ce match ne restera pas dans les annales de l'histoire du football français. Il a en effet manqué d'émotions fortes malgré les louables efforts de joueurs qui jouaient par plus de 30 degrés, à 13 heures, pour la seconde fois de suite. La raison ? Faire plaisir aux télévisions européennes. On peut comprendre le souci de satisfaire le public du Vieux Continent. Mais on se dit que ce match aurait quand même eu une autre allure à 21h00. Une heure idéale pour faire la fête...

De notre envoyé spécial au Brésil

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